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mardi 8 août 2023

Respirant le calumet

 


Je ne suis que fumée

Mes bâtons de prière

Sont des cigarillos


Je suis le vieil indien

Qui lance ses signaux 

Désespérés


Respirant mon calumet

La paix descend 

Dans mon cerveau

Dans mon cœur

Dans mon ventre

Sur les arbres

Et la prairie


Tout en est illuminé


Là-bas

C'est toujours la guerre

Combien de mes frères tombés

Nos femmes décimées

Nos enfants enlevés


L'épreuve n'est pas terminée

Ma blessure au côté

Peine encore

A cicatriser


Mais avec la paix

Vient la joie sans objet

Tout guérit

Renouvelé


La certitude dans le cœur

Vient tout changer


Bien après moi

Mon chemin d'homme

Sera repris

Mes chants 

Entendus

Mes ennemis d'hier

L'esprit

Conquis 

Poème commencé mercredi 20 juin 2023



Je suis ton âme vraie

 


J'habite des contrées éloignées

Au cœur de ton coeur

Je suis la fleur bien allumée

La lueur d'éternité

Que les vents mauvais

De la peine et de la mort

Ne peuvent consumer


Je suis ta foi

Dans la pire obscurité

La lumière de ta sincérité


Je suis l'inconnue

Oubliée négligée

Le souffle inspiré qui se perd

Dans tes océans déchaînés

Jusqu'à ce qu'une présence subtile

De sa douce ouate translucide

T'enveloppe

Dans sa blancheur opaline


C'est

Ma Mère divine 

Mon ange éternel

Qui veille 

En continuité 

Ses enfant ballotés

Dans le chaos 

De leurs humanités 


Poème commencé le 14 juin 2023


jeudi 3 août 2023

Aphorismes de Sri Aurobindo

Les oiseaux du paradis de Niranjan Guha Roy


Aphorismes de Sri Aurobindo chantés par Georges Moustaki :


Quand nous avons

dépassé les savoirs

Alors nous avons la connaissance

La raison fût une aide

La raison est l'entrave


Quand nous avons

dépassé les velléités

Alors nous avons le pouvoir

L'effort fût une aide

L'effort est l'entrave


Quand nous avons dépassé les

jouissances

Alors nous avons la béatitude

Le désir fût une aide

Le désir est l'entrave


Quand nous avons dépassé

l'individualisation

Alors nous sommes des personnes réelles

Le moi fût une aide

Le moi est l'entrave


Quand nous dépasserons

l'humanité

Alors nous serons l'homme

L'animal fût une aide

L'animal est l'entrave


[Extrait commenté ici par moi, il y a quelques années]


Sri Aurobindo (15 août 1872- 5 décembre 1950)

Un peu de ce qui suit ce passage chanté par Georges Moustaki :

« Ce que je ne puis faire maintenant est le signe de ce que je ferai plus tard.
Le sens de l’impossibilité est le commencement de toutes les possibilités.
C’est parce que cet univers temporel était un paradoxe et une impossibilité
que l’Éternel l’a créé de Son être. »
[...]
« Après tout, qu’est Dieu? Un éternel enfant jouant un jeu éternel
dans un éternel jardin. »

                                                 

Une lecture complète du texte :


D'autres aphorismes remarquables de Sri Aurobindo sur les yogas du Jnana, du Karma, et de la Bhakti sont cités ici :

 https://flammedalterite.wordpress.com/aphorismes/


L'Appel inexorable


 Ma volonté raisonnable ?

Entends-tu 

L'Appel inexorable ?

La seule poussée ronde lumineuse incontrôlable 

Me commande des occultes actions

Je n'ai plus à dire Oui

De moi tu T'es saisi encore une fois

Au beau milieu de la nuit

Ta joie illimitée

Cette félicité infinie

N'en finit pas

De me mener

A déborder

D'adjectifs simultanés

D'objectifs secrets

Ici et là-bas


Mère de mon âme

Commande moi

J'obéirai

Où Tu iras

De toute façon

J'irai



Mais toi aussi lecteur lectrice

J'ai bien peur que tu ne puisses échapper

A ta propre âme

Sur son Agenda

Le jour 

où Notre Divine Mère te consacrera

Coché déjà 

Nous n'en réchappons pas


Le fil exigeant de ce qui doit être fait

Est ce qui se fera

L'esclave heureux de Dieu

Ne peut plus dire Non


Fuir

Se réfugier

Rejouer

Cela qu'on a donné déjà

Rien ne prend

Enamouré de notre âme

La paix en Soi

Brûle de Joie

Nous dirons Oui

Ce jour écrit 

Dans l'Agenda


Tu collaboreras

L'œuvre Divine

T'ennivre déjà

Qui le niera

La Joie désarmante 

Dans ton cœur raffermi

T'indiquera 

Vers où tu iras

Et même 

Certaines fois

Quand

Et

Qui 

Tu rejoindras


La course vers la Lumière de Niranjan Guha Roy


Le poème des atomes de Rumi mis en musique par Armand Amar

 

ANDRÉ KERTÉSZ (1894-1985)


Le poème des atomes de Rumi mis en musique par Armand Amar :


"Ô Jour, lève-toi!

Fais resplendir ta Lumière, que les atomes dansent.


Merci à Lui, l'Univers danse, les âmes dansent, éperdues d'extase,

libérées du corps et de l'esprit,

Je te murmurerai à l'oreille où les entraîne leur danse.


Tous les atomes dans l'air et dans le désert dansent,

étourdis et ivres dans un rayon de lumière,

comme fous.


Tous ces atomes ne sont pas si différents de nous,

heureux ou misérables,

hésitants et déconcertés

Nous sommes tous des Êtres enamourés dans un rayon de lumière du Soleil Bien-Aimé,

Dont rien ne peut être dit."




https://fictionsphilo.blogspot.com/2021/07/abolition-en-cours-15.html?m=1


mercredi 2 août 2023

L'ESPRIT DE BEAUTE par NIRANJAN GUHA ROY - SPIRIT OF BEAUTY by NIRANJAN GUHA ROY


O wonder Spirit of Beauty

O wonder Spirit of Beauty, Joy and Harmony,

Asleep in the mystic chamber of the aspiring soul,

Awake and spread wide your peaceful wings

On our warring passions, senseless thoughts and actions.

Let our mind be a vast sanctuary of unbroken felicity.

Let our emotions be warm and sustained notes of vibrating strings.

Let our actions be at good times, at odd times, a symphony of solidarity.


O wonder Spirit of Beauty, Joy and Harmony,

Strip away from our heart, mind, body and soul,

The hard layers of ugly violence, endless cruel suffering

And release the dancing fountains of sparkling song and laughter.

We are as yet only partly divine even at our greatest summit moments,

Waning and waxing like the moon, ever unreliable, inconstant.

The human retreats slowly before the steadily growing Light within.

The age old prophetic manifests of the Kingdom of God on earth


O wonder Spirit of Beauty, by your active Presence is now a reality.

A new muted race still wearing the human face glowing with the psychic Fire

Appears on the horizon to change this nightmare into an exquisite, radiant dream.



N.Guha Roy



lundi 16 août 2021

ABOLITION EN COURS - 27 - Fragrances du sens de la vie



 Qui que tu sois

Va là où t'appelle ton cœur

Jamais

Tu n'iras ailleurs

Et si tu étouffais ce cri

Dans d'autres quêtes Insensées

Le flot des causes

Et des conséquences

Qui t'enclosent

En leur marche forcée

T'y ramèneraient


Il y aura toujours

Quelques coïncidences 

Bien disposées

Pour qu'à l'instant déterminé

Tu cueilles cette fleur

Que tu devais




Peu importe 

Les mensonges

Que tu t'es racontés

Les illusions

Qui ont pu te tromper

Les trahisons

Les coups reçus

ou ceux portés

Pour aller là 

Où ton cœur te voulait


Et chaque fois

Tout finira par te mener

A cette fleur unique

Que le secret fond de ton âme

attendait pour grandir




Et cette peau 

Ces pensées

Ces humeurs

Que ton âme avait endossées

Suffisaient


Une autre peau

D'autres façons de penser

D'autres palettes d'humeurs

Un autre caractère

Viendraient 

Pour cueillir

D'autres fleurs


Et un jour

C'est tout un bouquet

Qui se tiendra dans ton cœur

Ce sont elles toutes ces fleurs

Qui forgeront ton humeur

Et choisiront tes pensées

Plus de blessures

Plus d'ombres portées


Tu y découvriras

La main discrète

De la douce Mère divine

Arrangeant 

Leur symphonie


Et

Sous l'aile protectrice de cette Reine

Tu feras les rencontres opportunes


Tu croiseras

Des amis inattendus


Tu partageras 

Avec eux

Ce doux parfum

De la Présence Suprême

 

Tu verras

La grâce souveraine

Fortifier les fraternités

De cette conscience nouvelle


Tu la verras les relier 

Les unes aux autres

Dressant

Peu à peu

Un phare irrécusable

Du grand sens de la vie 




Et déjà

A notre insu

Son fluide d'or chaud

Palpite sur nos êtres

Dorant

Chez quelques uns

Sous le front

Les deux pétales

Couronnant

Le pistil 

De la détermination



Sa coulée d'or et de lumière

Se déverse

Par  le canal intérieur 

Et accélère

En acheminant 

Sa sève divine

La collecte

Des fleurs psychiques



A la pointe ultime 

De son incandescente avancée

Quand elle commencera même

A déployer

Le bouton 

Jusque là 

Inaperçu d'une fleur 

S'enracinant sous les pieds

Telle âme

Saura

Que l'heure est venue

De se mettre

A la forge 

De l'espèce d'après



Au-dessus de la tête

Epuré sans relâche

Un héliotrope 

A mille lamelles

Suspendra

Le corps entier

A son étoile focale

Intemporelle 

Et l'aventure ultime

Du grand sens

pourra débuter