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mardi 6 janvier 2026

Haïkus des chutes évitées

 



Sur la route aux éclats d'argent

Mes pieds ont glissé

****

La peur au corps du sol dérobé 

Le sourire de Mère 

****

Au cœur 

Chevillé

L'équilibre magiquement rattrapé 

****

La leçon quatre fois répétée

Le mental corporisé

Ridiculisé 

S'engonce

En son incrédulité 

Sous

Les éclats de rires dorés

****

Ce regardant regardé 

Nez à nez

Avec

Un reflet négligé  

Devine

Le

Facétieux

Agissant véritable 

Au-delà de sa bulle mentale 





jeudi 9 novembre 2023

Au fil des mots

 



Le fil des mots 

Zigzagait imparfait

Quand l'or des circonstances

A constaté

Je ne suis pas cette pensée 


Citation de Stephen Jourdain


mercredi 24 avril 2019

SURSAUT DU BRÛLOT D'ASPIRATION - VERS LE FEU PSYCHIQUE - 4





Les premiers pas de soleil en plus
marque l'ombre entêtée


Je n'aurai aucune fidélité 
sinon celle au plus pur de moi-même

Qui sont ces autres qui me réclament
credo et actes baptismaux

C'est par foi ardente 
que je soumets à ma propre vindicte
toutes les parts de moi 
éprises de misères égocentriques
Elles seront mises au poteau et étranglées
sacrifiées pour que ce moi pur se libère

Moque toi des rêches opinions 
des idées précieuses
des prêcheurs de tout bord 
(y compris de mes amitiés anars) 

Pourquoi s'en prendre à telle idée 
plutôt qu'à telle autre

Cesse de diviser 
de structurer et de discriminer

Bien sûr telle pensée te vaudra 
moins de tristesse
te dis-tu

Tranche plutôt un bon coup

Aucune identité mentale 
n'est plus fiable qu'une autre

Abats l'idole et la religion des idées 
qui engendrent toutes les religions 
leurs inquisitions 
leur politbureau
et même en version tolérante 
leur politiquement correct

Tranche au vif

Sois lumière pure et simple 
l'esprit planant libre sur les eaux  
cherchant le repli de ton âme
dans le fil d'un appel aux beautés

Il n'est nulle pensée nécessaire
pour apposer des mots 
sur ce brûlot
qui aspire

Ce feu d'artifices délurés
fait des prémisses 
de futurs insoupçonnés

Des ondulations de lumières colorées
descendent tout chambouler
et
vont dresser un axe périnée-occiput
qui débouche au-dessus du crâne

Une blancheur céleste diamantine
s'y faufile
et
fait sortir le daimon 
du fond de sa caverne du cœur 



samedi 20 avril 2019

VERS LE FEU PSYCHIQUE - 3






Savoir prendre refuge dans l'océan de paix
première simplicité
la tâche effectuée
laisser être

Quand les vents s'agitent
savoir regagner 
les grands fonds de tranquillité
qui imprègnent tout en tout

Ne pas ôter le voile du tourbillon
qui surchauffe la terre
Baignant de la seule paix
entrer dans les vagues

Le corps à la dérive les yeux ouverts au ciel
a ses secousses providentielles

Nul cadavre de chien dérivant
sur ses canaux surchargés

Nulle pâle Ophélie 
ayant renoncé
défilant aux étoiles 
sur ses eaux 
émaciée 

Réapprendre à regagner les surfaces
Poser gué à gué 
marcher sur les déluges du chaos
Se rappeler les vieux rêves de la science
Verser le nectar dans des outres neuves

Rien ne sert de bricoler 
avec nos lunettes 
pour faire bouger d'un levier 


Nous rêvons d'une intensité 
qui ne se déferait pas
La vie se sachant redoublant 
de grâce sur elle-même

Revenu à soi-même fonçant au centre 
et à la croisée
Ce qui ne passe pas tombant de soi-même 
dans l'ignorance

Ce qui devient
décoche le trait vainqueur touchant au cœur

Brillance soudaine

Ovoïde suprême
dont les bords disparaissent
à mesure qu'on les approche

Espace sans borne
où tout vibre d'une seule et unique vie

Glisse réelle présence 
jusqu'à ta propre naissance glorieuse

Humble surgissement dans la chair souffrante

JE m'écris de vagues imprécises 
en vagues soumises 
aux aléas de mes besoins d'être
les plus ensevelis de mon trésor divin inconnu

Je ne sais mais j'ignore 
ce qui est à découvrir 
par-delà la limite de l'ivresse extatique
Je m'aventure
pour aller plus avant
sous les auspices de la déesse fortune


lundi 15 avril 2019

VERS LE FEU PSYCHIQUE DE L'ÂME - 2



Les pensées s'écrasent sur le fil concentré de lumière
Ces moucherons et ces lucioles volettent tout autour
attendant qu'un écart les laisse entrer 
et mener leurs danses


Posté sur le presque rien tutélaire
Le corps fluide s'écoule abandonné en la Mère


Dans la lumière de la lumière
J'ai encore plus de foi
Combien mon cœur sait que les cœurs débordent

Je n'ai rien à t'offrir Mère que ces quelques mots
La paille humaine tu l'embrases
Je suis si peu

Dire seulement l'imperceptible 
qui
quand plongeant en l'espace infini fait aimer
cette lumière dans la coupe du cœur scintille
dès qu'y obéit mon attention



Rien de connu sur le sort qui étreint le cœur
Il ne me lâche pas
Il crie d'amour
Il prend tout ce qu'il peut pour l'offrir au divin

Il me relève quand je m'abaisse
Le jour et la nuit se consultent
Dans le royaume des peurs
le voyageur s'est laissé dévorer
la transparence par les forces grisâtres


Les bestioles étaient Trois ou quatre
De grosses boules saumâtres
tournant légèrement sur elles-mêmes
Une étrangeté parasite
s’engrenait dans mon côté droit
Elle se nourrissait d'excitation

Confiant son cœur à la mère
dans la lumière de la lumière
il y a encore plus de foi
Combien le cœur sait que les cœurs débordent

Je n'ai rien à t'offrir Mère de plus que ces quelques mots
La paille humaine tu l'embrases
Je suis si peu

Dire seulement l'imperceptible 
qui 
quand plongeant en l'espace infini fait aimer
cette lumière dans la coupe du cœur scintille 
dès qu'y obéit mon attention

A quoi pourrait encore s'accrocher la fausseté
L'amour goutte à goutte
s'écoule
Et il connaît l'heure
Où frapper la conscience


Rien devant Toi
Ta lumière quand je t'offre inlassablement mes impasses
fait sans que je la vois des possibilités que je n'avais pas

Par petites touches de liberté
tu fêles le carcan

Et chaque fois tu me remets cette liberté nouvelle
j'ai même le droit d'abîmer et de gâcher l'offrande

Et quand j'ai perdu ce bien précieux
par mes caprices facétieux

Quand je regrette et que confiant de nouveau 
je Te prie
Tu me la redonnes

Vraie Mère
Je T'aime
Je T'aime

Je suis le sol assoiffé craquelant vers le Ciel
Je suis la forêt qui par sa petite brume d'été
lancée à l'aube attire la pluie du soir


Le rocher d'impatience a dévalé en bas de la vallée
Mon cœur embué des vapeurs mentales
ne voit plus très bien devant lui
ni ce qui doit être réalisé 
ni lequel des deux pieds avancer

Mon humanité animale ne connaît pas l'équanimité
Son œil la porte automatiquement à ses vieux intérêts
Et toute son intelligence ne sert qu'à les raffiner
et à souffrir toujours plus sans le savoir de leur inanité

Lève toi du fauteuil d'où enfoncé dans ta vieille humanité
Tu vois tout défiler en boucle l'amertume y compris
L'histoire ne serait qu'un plus ou moins de confort
Lorsqu'au final tu finis par boire tout de même 
la même liqueur du drame

Mais derrière
sur le vaste écran de la grande vacuité tout est souverainement égal
Laisse toi regarder à partir de là
Une grande paix abolit la bulle mentale
qui s'interposait entre ton petit cœur et la force créatrice

L’œil confiant attend 
que la Mère des mondes le surprenne
L'écran où ces mots défilent vaut la moindre poussière
Toute l'égalité est le geste d'aspiration du cœur
attendant patiemment qu'elle révèle 
dans un détail improbable
l'or du nouveau monde 
dans laquelle sa danse effacera celui-là

Rien des grandes gloires miraculeuses
le nouveau monde avance discret
poussant ses pions l'un après l'autre
Mon œil d'animal grossier n'en a rien vu
occupé qu'il était
à ses préférences de la vieille espèce

Mon mental pestait encore contre les folies bien humaines
qu'il ne cesse de nourrir subrepticement de son pessimisme cynique


Jour d'impatience
tu te tiens dans la mer et l'orage
tu zèbres d'un éclair
le ciel vide

Te tenant dans le séjour inhabituel
tu retapisses les correspondances
de nouvelles essences


Les vieilles lubies les cadavres que traînent les peuples et qu'ils tentaient d'habiter sont abandonnés
Tout se déploie comme un secret dans la matière
La tragédie n'intéresse plus personne

Je n'ai rien à t'offrir Mère de plus que ces quelques mots
La paille humaine tu l'embrases
Je suis si peu

Dire seulement l'imperceptible 
qui 
quand plongeant en l'espace infini fait aimer
cette lumière dans la coupe du cœur scintille 
dès qu'y obéit mon attention


QUOI ? - VERS LE FEU PSYCHIQUE DE L'ÂME - 1


Quoi ?

Sur l'ombrageux récif 

s'évanouissent les dragons
leurs feux qui s'épuisent à la face des cieux
annoncent la fin des délires industriels
Où l'humain a piétiné 
les cycles innombrables
de la vie 
qui jusque là officiaient

Tous ses bijoux de technologie sont vains

les matières premières de sa folie s'épuisent
et mêmes les riches financiers 
n'ont plus d'espèces rarissimes à consommer
Leurs hélicoptères et leurs toiles de données 
ne s'envoleront plus bientôt
comme éléments prioritaires

Et toi mon frère

Une petite clairière
C'est peut-être tout 
ce que tu as pu gagner 
dans la jungle des impulsions primaires

Et pourtant dans une aussi frêle lumière

tu entends et vois

Tu entrevois l'horizon d'un possible demain

Tu entrevois ce possible réveil planétaire
ce bouleversement
et cette renaissance
cet âge où les enfants ne perdront plus
leur éternel sens du commencement



samedi 23 mars 2019

CŒUR DE PIERRE



Cœur de pierre
Laisse toi polir dans la transparence des eaux
Laisse-toi rouler dans le cahin-caha 
de tes angles inarrondis

Laisse toi pénétrer par la faux de Kali
Tu n'as plus de tête
Le sang lumineux de la déesse
abreuve ton cœur
Ta soif de l'infini ne peut qu'être comblée
Mais tes entrailles sont mal dégrossies
C'est une mer de sable
où le jus de ce nectar surabondant
se perd pour le moment


Les dérapages libidineux
Les envies dispersées
n'abolissent pas la flamme de ton cœur
Ce n'est plus une bougie haletante
qu'un petit courant d'air fait fumée noire
C'est une braise qui touche le volcan



ÉCUMES ONIRIQUES


Le grand feu de l'amour pour ronger 
et liquéfier les douleurs du passées

je n'ai pas envisagé 
l'unique
flux du feu de diamant liquéfié

un tremblement de terre 
provenu d'une erreur dans la matière

Par grâce
rien 
Le sol renversé se remet dans le bon sens

Mais à l'horizon le tsunami 
en une première vague vient tout emporter
moi le petit je m'enfuis
Une autre vague vient
Ma fuite vers le parking désert et un pont à traverser
déversoir potentiel de la vague

La mer retirée en marée basse 
la vague immense s'étale
et c'est bien peu qui vient à mes pieds

Je sais que des enfants sont victimes
 Mais quelques mains orphelines 
et quelques mères désolées vont bientôt se rencontrer

Je me tiens debout solide
Je me reprends à forer dans ma chair
Le rideau noir de matière
Les travaux de la sur-humanité
ont tout bouleversé
et mis ensemble les cœurs qui le devaient



LES DERNIERS BEAUX JOURS DES PETITS ESPRITS NAZILLONS



Les thuriféraires de la république 
n'ont que des emplois funéraires. 
Ils gèrent les cendres de la chose publique, 
ils consolent, ils enterrent 
tout en préparant avec inconscience 
les prochaines folies nucléaires.

Sur l'échiquier de la partie en cours
les petits esprits nazillons
ont encore de beaux jours devant eux
Ils rejouent la partie avec de nouveaux pions
à qui ils ont donné bien d'autres jolis noms

Ils recyclent volontiers 
les mythes victimaires bien remâchés
pour faire des petits enfants des victimes d'hier 
de bons bouchers minutieux

Jamais ils n'ont changé 
leurs bonnes vieilles habitudes
Il leur faut battre l'enfant
Il leur faut nier l'innocence
et se fasciner pour 
des massacres à haute magnitude
Même si leurs insignes de ralliement ont varié
ils ont su perpétuer leur goût vestimentaire 
pour les tissus nocturnes bien coupés


Amateurs d'inquisitions
de moyenâgeuses cruautés
ils ne cessent pourtant de se moderniser
terrorisant désormais sans État délimités
Ils industrialisent
les crispations identitaires
se répandent en réseaux 
complémentaires ou opposés 
Les ennemis sont souvent 
des amants en guerre  
nourris aux mêmes esprits infernaux 



Les petits esprits nazillons 
possèdent des créatures 
qui contestent leur possession
Quand bien même
l’humanité gît à leurs pieds
en pièces détachées
leurs médicaments sont de lents poisons
dûment autorisés à la mise sur le marché


Leurs sciences sans conscience
abominent les sciences intérieures
où tout indice mérite d'être crédité 
Et ils s'ingénient à disqualifier
toute velléité spirituelle d'évoluer

Entretenant leur art de la haine 
en complots validés à coup de "like"
et de pages "googlisées"  
Ils inventent des visions du monde déboussolées  
Ils effacent volontiers 
sous démentis et soupçons infondés
les archives et les inscriptions
qui inquiètent leurs dogmes

Ils ont mains mises sur des produits suspectés
mais leurs cours officiellement cotés
en font des lobbyistes respectés

Encore plus dispersés
ils ont d'autres
Agents de pollutions potentiels non encore démontrés 
histoire de relayer leurs forfaits
24 heures sur 24 en continu

Le blanchiment de leurs intérêts
vaudra bien une messe sans doute
un pèlerinage ou un prophète

Derrière leurs écrans
leurs agents du chiffre
les dommages collatéraux
des valeurs échangées
sont des variables masquées
Dans le calcul des intérêts
les affamés ne sont pas 
des bénéfices à apprécier 

Les petits esprits nazillons
sèment leurs appétits grossiers
cultivent leur rigidité 
qui font feu du cœur 
une inspiration étouffée 

Dans la lumière profonde où tout paraît nu
leurs ballets 
de lucioles brunes et noirâtres 
circulent
en quête du quidam
qu'elles inoculeraient
Ils ont même leurs écoles 
et leurs professeurs attitrés

Ce sont leurs derniers beaux jours
et ils en ont bien profité
Mais un rayon de lumière
dit la nouvelle aube qui vient de se lever
Les vieilles bêtes auront bientôt fini de régner
Car l'heure divine est venue
Des volées de cloche ont sonné

Des corps sont en train d'évoluer


mercredi 2 janvier 2019

IMPROVISATION CLIMATIQUE. DÉBUT DE FIN D'HIVER.




Aux paroles extrêmes
Le fond brûlant de l'être
Le silence
Ce fond du fond
en son doux écrasement
des mouvements inutiles
Rien
Rien
que de paisible

Où pensais-tu un voile ?

Le point chaud
Dans sa fraîcheur
S'allume dans le cœur

L'étincelle de conscience première
qui tâtonne
dans le devenir
en cherchant
à s'adjoindre
d'autres flammes
S'amoncelle dans une clairière de lumière
où quelques âmes en peine
aiment à s'abreuvoir

Une mer de joie
annonce
une nouvelle ère