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dimanche 26 juillet 2026

Cœur sans parois

 


 

Sans jamais être rien d'autre

Que Cela

Le cœur 

Sans plus de murs

Aux vents divins

Tout ouvert

Une auberge espagnole 

Où tous s'invitent vont et viennent

Une foule d'âmes 

Et

Ma parèdre 

Un corps sans fin

Qui se met à s'étendre

Les cellules débordées d'amour tendre

Et nul ne sait

Où tous ces trésors 

D'émerveillement 

Pourraient 

Mener


Seul le Seigneur sait

Seule sa Mahashakti fait


Le reste

Ce que j'en pense

Ce que j'en dis

De la petite fumée 

Bien vite dissipée

Eux seuls savent


Je ne me donne plus

Ils m'emportent

Mes petites aspérités 

Qui retiennent à quai

Toutes une par une foudroyées

Toutes les lourdes barrières 

Qui nous retiennent 

Dans le bercail humain dissoutes


Les félicités d'aujourd'hui 

Sont des flammèches

Bien vite supplantées

Par leurs cataractes infinies

Impensables

Toujours

Plus vastes

Plus concentrées


Les Joies

Cosmiques

Sans cesse

Imprévues

Les chairs craquent 

Le vieil homme

Une vieille peau

Qui n'en peut plus


Seule

Une chair nouvelle

Sur leur établi

Pour cette 

Joie 

Sans cesse

Nouvelle

Est bienvenue 



Novembre 2025 - 1er juillet 2026

 



Prière du soir




 Mon âme s'étire en creux 

 Aspirant à Ton Amour

Dans les feux du jour déclinant 

Vide

Toute

Ouverte 

en son inextinguible appel


Mon âme poreuse et tout

Là devant

En

Une seule présence


Les arbres prient aussi


Dans le fond de l'air

De cette unique vie

Leur prière vibre doucement

Et emplit tout l'atmosphère 


Leur supplique continue

Tout leur élan discret

demande à

Ta lumière solaire de revenir


Nous

Tous 

A Tes pieds

Comme

Cet oiseau étourdi

Frissonnons

De toutes ces prières

Voletant 

De ci de là 

De branche en branche

Oubliant de s'y poser



Toute notre dévotion

 S'enlace

En

Un Toi à Toi

Incessant


TOI et nous

D'Un seul tenant

 






 

samedi 27 juin 2026

La papillon - Un poème de Lamartine sur le désir avec en écho une vision de la consécration spirituelle du désir par Sri Aurobindo

 


 

Le papillon

 Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté
!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !

Alphonse de Lamartine, Nouvelles méditations poétiques

 

 Un texte en écho : 

À notre effort d’ascension, l’élément inférieur de désir viendra naturellement se mêler au début. Car ce que la volonté éclairée voit comme la chose à faire et poursuit comme le sommet à conquérir, ce que le cœur embrasse comme la seule chose digne d’être aimée, sera recherché avec la trouble passion du désir égoïste par la partie de notre être qui se sent limitée et contredite, et qui, parce qu’elle est limitée, désire et lutte avec acharnement. Cette force de vie insatiable, cette âme de désir en nous, doit tout d’abord être acceptée, mais seulement pour que nous puissions la transformer. Dès le commencement, il faut lui apprendre à renoncer à tous les autres désirs pour se concentrer sur la passion pour le Divin. Une fois acquise cette chose capitale, il faut lui apprendre à désirer, non pour elle-même séparément, mais pour Dieu dans le monde et pour le Divin en nous-mêmes ; elle ne doit se fixer sur aucun gain spirituel personnel, encore que nous soyons assurés de tous les gains spirituels possibles, mais sur la grande œuvre à accomplir en nous et dans les autres, sur l’avènement de la haute manifestation qui sera le glorieux accomplissement du Divin dans le monde, sur la Vérité qui doit être recherchée, vécue et rendue souveraine pour toujours. Finalement, et c’est le plus difficile pour l’âme de désir, plus difficile même que de chercher avec le vrai motif, il faut lui apprendre à chercher de la vraie manière ; car elle doit apprendre à désirer, non plus à sa manière égoïste mais à la manière du Divin. Elle ne doit plus insister sur son propre mode de réalisation, son propre rêve de possession, sa propre idée de ce qui est juste et désirable, comme y insiste toujours une forte volonté séparatiste ; elle doit aspirer à accomplir une Volonté plus large et plus grande, et consentir à s’en remettre à une direction moins intéressée et moins ignorante. Ainsi éduqué, le Désir, ce grand tourmenteur qui sans repos nous poursuit et qui est cause de tant de faux pas, sera prêt à être transformé en son équivalent divin. Car le désir et la passion ont aussi leurs formes divines ; il y a une pure extase dans la quête de l’âme pour dépasser tout appétit et tout chagrin ; il y a une Volonté d’Ânanda qui trouve sa gloire dans la possession des suprêmes béatitudes.",
 

Sri Aurobindo, La synthèse des yogas, Le Yoga des œuvres divines, 2 - La consécration de soi, p.102



samedi 25 avril 2026

Tout en moi-même absorbé

 



Tout en moi-même absorbé 

En Ma paix nue

Quand tout a disparu

Le monde plongé

Dans Mon océan noir


Pur témoin

L'alternance

De remous bien lointains

D'inconnus fragments soudain vivants

Et 

D'absences totales de nom et d'idée

De son, de lumière, d'odeur

Quand

Le Devenir absent

Tout désir s'est tû 


Abyssale quiétude 


Et là 

Commence 

le fil primordial luminescent

de mon Adhya Shakti 

Ma Joie 


Et 

Elle

Descend

Manifestant le séjour du corps

Et

De Sa Joie transfigure 

Toute l'étendue de matière espace 

En laquelle tout gravite 

Par Elle de plus en plus loin






Ô douce agonie




Ô douce agonie

L'ego en morceaux

Sans appuis animaux

Et le cœur qui dit oui

Les défauts non enfouis

Fondants

Au soleil Vrai



Tu le vois

Ce séparé 

De

L'ego 

A ce point caricature

De ce qu'il ne sait plus

Faire perdurer

Sous les feux naissants

Du soleil Vrai


Plus rien

A défendre

Les bastions en ruines


 Sous les

Arbres inanimés 

Les sens déréglés

De ce gnome fantoche 

L'amplifient en vain séparé 

S'ingéniant

A lire sur le

Cœur sombre des rochers

Des 

Visages familiers

Devenus

malintentionnés


L'ombre paranoïde de la foi

N'a pas tout recouvert

Le théâtre de leurs jeux

Reste l'espace paisible de l'œil 

Et déjà le feu de vérité 

A mis à bas leur premier degré 


Ô Toi Seigneur

Ô Toi Douce Mère 

Ô Vous

Dispensateurs

Du soleil Vrai

Je ne saurai

Assez vous remercier



Commencé Jeudi 5 Février 2026




Disposition

 

La plage devant Ker Lise, la maison où Satprem vivait à St Pierre de Quiberon.



Être vide pour Toi

Ne rien attendre 

Ne rien vouloir

Être disponible 

Ne pas tirer sur Ta robe

Ne pas quérir cette grâce d'hier

Se dévoiler à la grâce d'aujourd'hui 



Ne rien durcir

Persister

Silence ouvert

Prêt à T'accueillir 



A la rencontre

de Toi en l'autre 

Prendre

Le risque 

De tes intensités

Multiples



 L'océan illuminé déploie 

Derrière ce regard personnifié

Un œil intérieur 

Découvrant tout

Paix

Impersonnelle 

Sans bord sans limite


C'est Cela

D'où tout se vit


En Lui Seul
Se retrouve toute cette beauté 

Un hymne

D'Amour sans désir de durée

La joie d'un Ici maintenant 

En Éternité 


En Lui Seul

Il y a 

Déployé



NOTRE

Regard sans âge

Ce regard préhistorique, 

D'il y a 10000 ans

Ce regard de maintenant

Ce regard nouveau-né


Et

En

Cet

Œil océanique

De cet instant 

Tout se précipite

Nos corps nos pensées 

Nos inquiétudes insoupçonnées et nos désirs les plus muets


Cet Œil 

Où tout

Se vit transformé

Dans le flux

Sans souvenir


Corps ici 

En cellules assoiffées 

A toute la matière 

de plus en plus 

Consciemment relié

Partout étiré

Étendu abandonné



L'autre n'est plus vraiment à côté

Son corps

Son cœur 

Son intensité 

Se rencontrent 

Comme mes propres possibilités

Jusque là ignorées. 




Décembre 2025 - avril 2026

Regard sans âge, qui se dévisage de sa trop vieille humanité 



Qui sait l'amour le plus vrai et déjà notre soif

 Le 25 avril 2026 - jour de mariage avec Josée Joiejoli Adhya Shakti



Qui sait si notre cœur tout entier

Peut accueillir le nectar doré

De l'Amour le plus vrai

Mais déjà toi et moi aspirons

D'une seule unité 

Déjà toi et moi 

Respirons 

Notre un deux

De plus en plus dévoilé


Et déjà 

Nos flammes enfants

Dans le cœur

Savent s'enlacer

Danser et courir

Main dans la main

Leurs jeux subtils

Dans la forêt d'émeraude

Que les dieux ont planté

Mêlent 

L'Amour et la paix

Jusqu'à leurs cellules assoiffées 


Qui sait si notre cœur unifié

Peut accueillir le nectar orange doré

De l'Amour le plus vrai




Mais rien que d'y songer

Ce feu d'appel et d'espérance 

Grandit


Un vent de poèsie

Vient partager

Cette soif de beauté 

Qui déjà nous réjouit

Avec vous nos proches et nos amis



vendredi 30 janvier 2026

Dévoilement

 


Le silence s'enfonce en lui-même 

L'individu hébété

Bien qu' 

Habitué 

A l'apparente pauvreté

De la vacuité 

Disparaît

Dans ces vastes et profondes contrées


Restent silence et cellules

Nul désir

Nulle pensée

Nulle idée


Le chant mélodieux des cellules

Vibre

Sans rien perturber

Unies toutes

En

Un appel

En

Une seule soif


Le

Feu d'âme

Chœur cellulaire

Un et

multiple

S'élance 

Une prière 



Et le silence qui fait tout proche

En ses profondeurs Mère 

Porte cette prière 

Aux pieds du Seigneur 


Aspiration 

Du Suprême au Suprême 

Du Seul au Seul

Pour Lui-même 

Pour Lui après Lui

Pour Lui tout autrement

Pour Lui 

En Sa Joie 

Jeu 

D'incessant

Dévoilement 





mardi 6 janvier 2026

Haïkus des chutes évitées

 



Sur la route aux éclats d'argent

Mes pieds ont glissé

****

La peur au corps du sol dérobé 

Le sourire de Mère 

****

Au cœur 

Chevillé

L'équilibre magiquement rattrapé 

****

La leçon quatre fois répétée

Le mental corporisé

Ridiculisé 

S'engonce

En son incrédulité 

Sous

Les éclats de rires dorés

****

Ce regardant regardé 

Nez à nez

Avec

Un reflet négligé  

Devine

Le

Facétieux

Agissant véritable 

Au-delà de sa bulle mentale 





dimanche 4 janvier 2026

Gratitude


 Votre Amour et Vos grâces

Sans cesse sur nous

Nous avançons 

De beautés en beautés 

De félicité en félicité 


Nos cœurs débordés

De Vos âmes 

Par dizaine

Par centaine

Par millier

Qui viennent s'y révéler 

Nous allons

Saturés de Gratitude

Dans le fleuve de Votre Amour 

Notre courant si léger en retour


Ô Vous

UN divin

Inondé

De Vous Aimer

Par Vos multiple visages 

Plongé

En Votre seul Amour


Nous nous laissons

Aller


Soyez 

Bienvenues


Ô inévitables

Et douces

Pleurs de Joie

Vous abreuvez

Ces fleurs de nos âmes

Qui s'ajoutent une à une

A son bouquet



Seule

Offrande

Consacrée

Paisiblement

De nous-mêmes 

Dans le vase précieux

De notre cœur 

Déposé

A Vos pieds 

Ô Vous

Nos uniques

Bien-aimés