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samedi 31 août 2019

PAROLES DE "PLUS HAUT" DE CLAUDIO CAPEO



Paroles "Plus Haut" - Claudio Capéo

Capitaine
Capitaine


Sans personne, sans repère
Sans boussole, solitaire

Je pensais avoir les pieds sur terre
Mais j'ai le mal de mer
Ici tout me pompe l'air
J'étouffe j'ai besoin d'air
Oui changer d'atmosphère
Mais dites-moi comment faire

Capitaine, mon capitaine
On a besoin de vous pour nous guider
Moi j'écrirai des poèmes
Pour leur montrer qu'on peut pardonner

Capitaine, mon capitaine
On a besoin de vous pour nous guider
Moi j'écrirai des poèmes
Pour leur montrer qu'on peut pardonner

Plus haut, plus haut
Il faudra bien nous élever
Plus haut, plus haut
Le temps d'un instant se lever
Plus haut, plus haut
Il faudra bien nous élever
Plus haut, plus haut
Le temps d'un instant se lever

Je pourrais donner de la lumière
Je ferai parti des volontaires
Il suffit parfois d'un rien
Pour inonder toute la Terre entière
Au-delà de nos différences
Au-delà de tout commentaire
Que l'on soit né ici en France
Ou à l'autre bout de l'hémisphère

Capitaine, mon capitaine
On a besoin de vous pour nous guider
Moi j'écrirai des poèmes
Pour leur montrer qu'on peut pardonner

Capitaine, mon capitaine
On a besoin de vous pour nous guider
Moi j'écrirai des poèmes
Pour leur montrer qu'on peut pardonner

Plus haut, plus haut
Il faudra bien nous élever
Plus haut, plus haut
Le temps d'un instant se lever
Plus haut, plus haut
Il faudra bien nous élever
Plus haut, plus haut
Le temps d'un instant se lever

Capitaine, mon capitaine
On a besoin de vous pour nous guider
Moi j'écrirai des poèmes
Pour leur montrer qu'on peut pardonner

Capitaine, mon capitaine
On a besoin de vous pour nous guider
Moi j'écrirai des poèmes
Pour leur montrer qu'on peut pardonner

Plus haut, plus haut
Il faudra bien nous élever
Plus haut, plus haut
Le temps d'un instant se lever
Plus haut, plus haut
Il faudra bien nous élever
Plus haut, plus haut
Le temps d'un instant se lever

Capitaine
Plus haut

Lyrics © Universal Music Publishing Group

mercredi 12 juin 2019

UNE MATIÈRE DE BEAUTÉ INFINIE

Disposition de billes par Julien Durand version 2


 Je veux perforer
tous les obstacles à la beauté

Cette belle coulée d'une autre destinée
Cette grande beauté
Je ne veux que cela

Quand tu réalises
Que ce que tu es
Tu ne l'es pas
Tu touches à cette beauté



Photographie de Julien Durand

Beauté du rien de ce que je suis
Tu emplis mon cœur de joie

Bougainville voyageait d'île en île
L'heure de l'aventure
est pour moi
mon voyage du seul au seul 
de joie en joie

Intelligent 
je veux
 Je veux
de tout mon être
Être fidèle à mon Roi
Celui pour qui nous sommes là

Mais pourquoi ne pas s'attarder ici
A ces airs de Tahiti
Et reprendre vie ?

J'ai des barques entre deux îles
Sans savoir ni quand ni comment
Mon cœur a des ardeurs héroïques
pour braver les sept mers
et servir l'éternel



Photographie de Julien Durand
Je sais mon savoir  ignorant
Je sais ce moment de grâce
Où même mon identité occidentale
a fini par rencontrer son âme
sans pays 
sans passeport 
et sans âge

Et suivre mon âme
dans le fond de son cœur
c'est
 tomber nez à nez
sur mon moi divin
son feu grandissant
d'une flamme
dont
le bleu
habite
La vastitude 
sur-céphalée


Et plus que jamais 
j'ai soif
Mes cellules 
deux fois déjà
s'étaient réveillées 
devant la beauté 
de la présence infinie
 disposée sans équivoque
au plus clair de la matérialité


La reine qui insuffle toutes beautés
a versé trois quatre gouttes 
de si profonde sensibilité
sur mon cerveau éberlué

Mon âme a apaisé le corps affolé 
pour qu'elles ruissellent
sans trop s'encombrer
jusqu'au tréfonds du corps

Mes cellules finiront bien
par irréversiblement
se réveiller

Et ces milliers par milliers
chanteront
leur mantra
Chacune décalée
dans son scintillement
de conscience
infiltrera
chaque infime 
point de progrès
à tout l'ensemble 

Cela fera
une puissance cellulaire
toute joyeuse
une joaillerie 
toute illuminée
de vie précieuse

photographie de Julien Durand

Et ces milliers par milliers
de vibrations joyeuses
sont
le splendide vaisseau 
arrimé
pour faire accoster 
une nouvelle perfection
une conscience matérielle
renouvelée 



Univers naissant de Julien Durand

samedi 18 mai 2019

SILENCE SUR SILENCE

PHOTO DE BOULGAKOV

Se posant sur un banc
pour attendre 
le train du jour
retardé
de fatigue accumulée
ma personne
se donne tout entière 
au soin de la présence 
immuable immaculée

Un silence sans fond immobile
se découvre dans le ciel éthéré 
bien au dessus 
du nuageux des idées

Sa densité inaperçue 
maintenant dévoilée
fait se disperser 
en descente 
tous les nuages rouages
des pensées

Rien que sa lumière pure et dense
ne tolérant 
que quelques utilités 

Et celui qui croit participer 
à faire silence
s'efface 
gommé

Tout

la pierre 
les pavés 
la pelouse
la baie vitrée

Silence

les passants
les conversations
les bruits des roulettes 
sur le béton granulé

Silence

Et le cœur sans mot
malgré cela 
proteste 

Silence

l'émotion s'est tue
la seigneurie silencieuse 
l'a absorbée

Les astuces de derviches
pour entendre le cœur
ne sont plus de mise

Le dévôt 
évitant
l'impertinence
s'est tû 

Silence

La grâce l'emporte
plus rien
tout est fondu
dans la splendeur
lumineuse
parfaite et silencieuse

Silence 

Dans ce bloc silencieux immense
une seule forme interne 
de lumière
demeure
là où était l'affairisme du cœur

L'ultime sacrifice 
de l'orant
laisse le silence
couronner l'autel 
d'un Feu individuel
qui en secret 
depuis toujours
brillait 


Sa douce flamme flamboie
dans le tissu même du silence
sans que rien ne bouge 
dans son mouvement


Feu 

de 

Silence 

sur 

Silence



Se tient

Là

En secret

Tout au fond

De ma flamme vraie

Ma

Goutte d'or dorée

Mon
Essence 
Décisive

Cette ultime intimité 
De mon âme 
Mise à nue 
En son infinité
Majestueuse

Ultime
Illumination 
Silencieuse
De
Ce Silence Divin
Que mon Or éternel
A
Voulu
Et décrété 
Pour cette heure
Et à cette minute près 

Et me voici
Tout en
Silence
Densément
Et parfaitement 
Concentré
Si bien
Que mon Or vrai
Pour la première fois
Est parvenu
A
Tout
Se montrer
Sans plus s'ignorer



La folle course 
Impulsive
Des vies humaines
Agitées
A l'instant suspendu
Assis sur ce banc
Mon Or en Paix
Se déguste
Simplement
Divin
Silence
Délicieux

 



18 mai 2019 - 20-23 octobre 2025

dimanche 12 mai 2019

TRACES PASSÉES DE MON ÂME




Comme je suis l'unique, 
il y a des millions et millions de voix, 
de suintements, 
d'embrassements,
de frictions, 
de cris d'émotion,
etc. 
qui sont en moi et que je suis.
J'ai milles mémoires,
d'innombrables passés.
Dans mes yeux les astres d'autrefois brillent encore.
Mais dans la trame je m'ouvre 
plus particulièrement
sur ce corps-ci et cette personne-ci
J'aurais pu rester là oublié 
Et même dans la transparence
Le cœur aurait pu rester non défriché
Et la joie dans le cœur aurait pu rester 
non purifiée...
Par je ne sais quelle grâce
me voici éveillée
je regarde par ses yeux. 
Ce bipède endormi qui se croyait individu 
n'était que l'animal que j'expérimentais
en toute libéralité.

Au fond de lui dans le cœur de son cœur 
de sa vue intérieure
il y a
des souvenirs 
une trame d'instantanés 
d'une ligne d'êtres passés
Il y a deux petits animaux calfeutrés dans leur terrier.
Il y a un fou d'Allah scandant son nom à tue-tête 
dans la montagne. 
Il y a aussi un drame d'amour 
et une lame plantée dans le côté.
Et de ce drame 
un besoin d'Orphée...

Et c'est moi le vrai individu
qui depuis le début tient les rênes.
C'est moi,
cet astre sans âge,
ce prince 
au service de son roi et de sa reine.
C'est moi
leur engendrement
unique
qui sans cesse reprend 
incognito
une autre tunique.
Jamais je ne dicte.
Je ne fais qu'aspirer et inspirer
des petits gouttes de vrai
dans un peau puis une autre
jusqu'à me voir plein de joie
munie d'un masque de personnalité
assez transparent
pour enfin ici-bas servir consciemment.
Je serai chevalier pour
le roi et la reine
qui tout ordonne
pour diviniser
ce monde.
Et malgré l'injustice,
la cruauté,
l'égoïsme,
je ne vis que de joie
car 
l'essence 
de ce qu'ils engendrent consciemment 
est de joie.


samedi 4 mai 2019

VERS LE FEU PSYCHIQUE - 5



La traversée s'oubliait
La misère 
le drame les avalaient

Une lumière intérieure 
dans les franges de l'obscurité
demeurait

Par quels astres 
se diffusait-elle ?

Un de ces astres
se rapprochait
Il brillait alternativement dans le lointain
Il influençait les marées

La mer intérieure
avait des courants favorables

Et les marins
qui ne renonçaient pas
traçaient leurs cartes

L'escadre flibustier
naviguait dans les brumes
mais défaisait peu à peu
les approximations

L'astre de l'âme
susurrait d'abord

Puis
il s'est montré
définitivement

Plus jamais la nuit
ne régnerait

Un armada tout entier
désormais lui obéissait

Une pluie d'or encore inconnue
l'accompagne
de splendeur en splendeur
prendre les places affaiblies
de l'ordre obscur
et repousser l'implacable loi
du point final


vendredi 3 mai 2019

CONFIE-TOI AU BATTEMENT DU CŒUR DE DEMAIN

Peinture de Niranjan Guha Roy - Continuité

Planté debout en mon âme
cet œil de toujours
une aspiration
crépite

Au centre du regard immobile
commence à battre
le cœur palpitant de demain

Et devant un vieux moi subsistant
un petit bambou de dévotion lui dit :

Je veux toute Ta force
douceur essentielle
Je veux disparaître
Je ne veux plus être 
devant Toi 
mon âme
que Ta petite flûte
dans le monde

Que je Te sois tout accordé
Que toutes mes voix
se laissant orchestrer
 je ne joue que
Ta musique et Ton chant

Et mon âme inspire :

Prends-toi au mot poète
Va-t'en chantant 
le verbe
d'un art improbable
L'essai infructueux
ne peut plus te faire douter
Tu commences
à te laisser guider
dans la transparence
au rythme 
de mon battement ardent


Peinture de Niranjan Guha Roy

jeudi 2 mai 2019

DANS LES REPLIS DE LA TRANSPARENCE

Peinture de Niranjan Guha Roy - Transparence

Dans le creuset silencieux
d'un repli de la transparence
une pellicule transpercée
me libère entier des apparences
Je suis en vérité
ce voyageur des mondes
aux mille identités

Grand ouvert
jusque dans les plis du cœur
La flamme d'Agni