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lundi 5 novembre 2012

DECOMBRES ANGELIQUES DE PENSEES.

Gabriel Durand - 2012
Sans rien à situer
sur les décombres de ce qui précédait
dans la nuée des pensées
ta lumière multidirectionnelle s’étiole

Tires-en le fil d'invisibilité
et décolle toi de la fausse réalité
où tes contenus usuels te conduisaient

Ne t'attache plus aux généralités

Tires-en le fil de lumière singulier
le fil sacré de l'instantanéité
qui leur donne d'être re-présentées

L'illusion désamorcée
elles avancent poétiquement
leurs figures
d'anges enfin exposées

Gabriel Durand - 2012

In memoriam Stephen Jourdain.

DEVOTIO MODERNA.

Tout nous renoue
au fil énamouré
qui apparaît disparaît
dans la roide intensité
des brillances divines

Et la vague de paix
et la vague de joie
s'étirant sur nos rivages
une fois passées
dans une nuée d'inattention
nous repartirons plus avant
pour ancrer l'essence de notre âme
à ce qu'elle tient à cristalliser

Cela jubile de partout sans objet

Des joyeusetés multicolores
aucune ne nous égare
des ténèbres lumineuses
où suivant la piste d'or
de la précieuse extase
nous entrons dans le secret
de ce qui advient
Serge Durand - novembre 2012

LIBRE ET PAUVRE D'ESPRIT.

Le clinquant déglingué
Les dorures de la république
désolées
Clapotis de pensées
JE frappe le point qui à l'instant demande à s'imager
Une volée d'anges poussière s'envole égayant l'espace
de leur inocuité
Mon royaume est l'immatérialité
JE frappe de nouveau
J'ai en rendu les clés
Libre et pauvre d'esprit

In memoriam Stephen Jourdain.

dimanche 26 août 2012

EN LISIERE D'UNE AUTRE POSSIBILITE.

Le pèlerin a perdu son sens commun
Ses harmonies sont mortes
Ce qu'il croyait s'est tû
Ce qu'il savait était fort incomplet

Il est un vieil homme en chute libre
En lisière d'une autre possibilité
Sans assez de courage pour s'y s'aventurer

Car il sait ce qu'il lui faut encore laisser
Pour faire l'autodafé de toutes ses collantes identités

Et de sourire de 
Tant de drame soi-disant
Pour revêtir sa divinité

Il entend une voix physique maternelle de l'autre côté
un rien voilée d'une fine pellicule d'inconnu
Ses vieilleries impures lui barre bien le chemin
Mais un processus est là
Il sera aussi long qu'il le sera
Il se fera

En son cœur pointe l'ange nu
Le fils solaire qu'il est émergera
La Mère des mondes qui s'est faite femme
Pour avoir certains de ses fils sur ses genoux
Est bien maintenant juste de l'autre côté

Elle ne saura rien lui refuser
Ce qu'il veut elle le veut ou ce qu'elle veut il le veut
Elle se découvrant en lui et lui en elle
Leur vouloir harmonieux

jeudi 2 août 2012

L'AME RETROUVEE DU GRAND OEUVRE MODERNE.

http://herve.delboy.perso.sfr.fr/aurora_consurgens_2.html
La logorrhée des émotions les mieux chantées
n'effleure jamais un rayon d'éternité :  
Nulle aventure, nulle traversée,
encore une grimace de l'ego, un maquillage d'effets verbaux.

Pris de soif poétique, l'alchimie moderne a précipité
la révélation du tribut à payer :
L'ego doit s'éclipser quel que soit le procédé,
la parole inspirée surgira d'une nuée inconnue dans l'esprit.

L'artiste moderne est prêt à toutes les folies
pour que sourde l'éclat renouvelé d'un grand œuvre
libéré de toute autre règle que la sienne 
Et retombant immanquablement de ses cieux
voici que l'artiste redevient moqueur et blessé
l'oiseau qui ne sait pas vivre sur le rasoir de l'absurdité.


Tout est déformé et confondu :
Pour en réchapper
Ces modernes maudits, alchimistes de l'esprit,
déstructurent davantage leurs fluctuants personnages.
Ils fustigent vainement le malaise d'une civilisation
de plus en plus saisie 
par leurs crépusculaires vertiges.

S'agenouillant au pied d'un Bouddha
L'ordinaire leur devient parfois supportable
Leurs personnages délaissés, la vie s'écoule
dans la fluidité de l'espace intériorisé.

Mais tout alentour tout s'accélère, la matière en marge grince fort.
Rien n'est résolu.

Le nouvel artiste chamane
Cet autre explorateur de l'esprit
a déjà commencé à naître aujourd'hui

Il s'envole d'abord en quête de sa propre âme égarée.

La fibre profonde de son acte intègre les débris épars
de ses traits multiformes provenant des trois règnes.

Sur le verbe de son émotion miroite intacte
rapporté de ses voyages dans l'espace interne
une nouvelle matrice de sincérité
Afin que s'éveille en secret
le génie démonique de son authentique psyché.

L'âme ailée de l'artiste chamane saura émerger de l'ordinaire.
Elle brillera de ses lueurs furtives dans l'antre du cœur. 
Puis de plus en plus nette entourée de forces ralliées,
Elle sera l'Orphée triomphant imprimant la certitude d'immortalité
qui abolit la tyrannie du précaire
que le créateur moderne a secrété
malgré tous ses efforts contraires.

Et plus avant encore incarnant noblement le noyau absolument silencieux
que ne pouvait guère soutenir que l'impersonnel,
La parole purifiée de l'artiste chamane sera le fil suspendu
entre une âme, ses anges et ses dieux.

Là se mirera jusqu'aux premières vibrations cellulaires
le Suprême
qui luit à travers ces nuées d'inconnaissance
dont il s'entoure pour nous permettre d'exister.

mercredi 1 août 2012

EFFONDREMENT


L'âme ne parle pas
Mais si le héros ne quittait  jamais sa lueur
évitant la confusion de se croire telle personne
Il y mettrait à brûler tout ce qui trahit son rayon de douceur

Jusqu'à ce que fonde dans la joie le film étroit
qui sépare ce voyageur sans âge de ses bagages corporels
Ce poète ne pourra pas exactement parler en son nom

Car dans cet effondrement en lui-même
L'amour mords encore

Le verbe tremblant
En l'implosion créatrice
Nulle calme et douce tranquillité
L'habit d'incertitude remue les plaies du bonhomme

Le héraut n'ignore plus dans la mémoire glacée
des comédies dramatiques que je suis
Ses mirages de prétendre habiter l'éveil
sans voir continument la lumière de l'âme

Lui ne mettra pas de côté  la forfaiture
en voyant bien tout à ce que je consens qui ne fait que l'étouffer
Lui
Cette seule et unique touche éternelle de mon intimité

Ce n'est pas l'erreur c'est la faute soigneusement recommencée
l'impossible sacrifice jusqu'au bout de ma dernière volonté
de ce paradoxal et misérable désir soi disant pour ma personne
qui ne fait que l'enchaîner
Lui mon héroïsme
Ma liberté divine

Mais c'est maintenant il suffit de se réjouir
Sur le semis des circonstances
même la vue trop imprécise
pour suivre les méandres de la conscience filandreuse
il me faut et il me suffit de retenter le oui jusqu'au bout
pour que s'effondre peu à peu ce muret qui tient mon âme étouffée

C'est le mantra lumineux de l'âme
qu'il faut nourrir de toute mes grossièretés

La folie et sa cohorte consummées
La ténèbre dégrisée
Ce héros m'emportera au profond
Avec lui je m'en irais vers ce que je suis en vérité
Là où lui et moi s'uniront


mercredi 25 juillet 2012

LUMINOSITE TOUTE INTIME


Le non-dit rayonnait de toute part
Et le signifier en quelques traits revenait toujours à le trahir
Les pensées comme la mémoire étaient nécessaires pour s'y laisser
Et comme toute pensée passe et tout souvenir s'efface immanquablement
je l'oubliai
Mais il y a tout au fond de moi
l'essence secrète de mon intimité
toute de douceur et d'humilité
une luminosité singulière
dont le séjour naturel est de résonner au rayonnement de toute part


IMPROVISATION CLIMATIQUE - 12.


Tout est à réécrire
Le mot à mot des espaces sacrés
n'a pas résonné au rythme des passerelles invisibles
Il s'est décrit sur le chevet des cathédrales passées
Son cœur posé sur le sable
Plus rien ne s'y anime
Que sa crainte des ombres affamées
Et son besoin de figures compassées

Ayant abandonné les religions à leur sort scellé
L'esprit s'en va s'aventurer rassénéré
Assumant sa liberté
au murmure
De la simple joie qui bat derrière le torse 


samedi 30 juin 2012

APHORISME 3.


Chercheurs d'or vrai
Le coup de pioche heureux
Est la vision d'une autre pierre précieuse 
que LA conscience ancienne ignorait

samedi 16 juin 2012

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 11.


Sous le couvert de l'improbable
Et de semblants d'infortune
L'illimité page après page se dévoile
A travers ces temps encore aveuglés
par des poussées inopportunes d'animalité

Dans l'eau de la fontaine immaculée
Presque personne n'entrevoyait l'obscurité reculer
La lumière invisible qui brûlait
n'était encore intimement connue que de quelques âmes isolées
Une grande soif dans le cœur
de tous les hommes de bonne volonté s'accroissait cependant

L'humanité ayant extrait toutes les ressources minières de la terre
beaucoup prenait conscience de leur prétention titanesque
Le moment où l'engeance humaine mal dégrossie allait refluer
s'annonçait
Le moment où l'avidité deviendrait hors sujet
s'amorçait

Nulles ruines amères
Avançant pas à pas dans l'authenticité
les difficultés accumulées se dissolvent
La Mère divine avait commencé par reconquérir l'intériorité
Elle y susurre ses arcanes occultes à l’œuvre en tout
Une à une les pièces majeures du vieux monde s'écroule

Et l'aurore d'un jour nouveau s'approche de toutes les directions

dimanche 29 avril 2012

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 10.


Mon petit cœur se tient tout derrière la grande fleur sur le torse
qui s’épanouit dans le grand œil de lumière

Mon petit cœur se tient tout droit au fond de mon regard

Mon petit cœur qui sait plus que moi
Mon petit cœur qui voit l'ombre du souci qui l'enfouit
Et dont moi je me vêts pour ne plus y respirer

Et en un instant il m'a montré l'imposture et moi ouvrier je dissous la trame impure
Mon petit cœur ne nie pas les grandes et les petites tâches
Il ignore la défection et ne craint pas la défaite
Car mon petit cœur est une joie toute douce qui a soif de joie
Il revient il revient dans mes chemins tortueux
Il naît à même l’œil intemporel

Et depuis que je sais qu'il me souffle de sa lumière à l'oreille
Je suis sans toujours bien savoir aussi bien le traître que son ouvrier
Ne l'enterre plus ne l'enterre plus sous cette chape de gris me dis-je
C'est ma joie ma joie ma vraie flamme
Un jour je ne serais plus et lui seul sera
lui qui est plus moi que moi


Mon petit cœur a mis sa chaleur au plus profond de moi

Pas plus grand que le pouce lui seul éclaire de ses rayons immortels
la route de l'infini pour que tout finisse par se retrouver dieu lui-même

Et moi et moi pourquoi je subsiste encore ?
Pourquoi ne suis-je pas encore devenu son instrument?
Pourquoi mes vieilles lubies animales reprennent-elles le dessus ?

Dans cette vie ou dans une autre
Il dénouera le nœud qu'il faut cisailler pour que le moi humain fonde en lui 
Et enfin devenu conscient en ayant fait le tour de l'humanité
Il pourra
Aller chercher l'aventure de sa joie dans le règne d'après qui l'attendait


lundi 23 avril 2012

LA PRESENCE EVEILLEE, L'AVENTURE DU CHOIX ECLAIRE COMMENCE. Prose poétique et phénoménologique.


Regarde derrière toi
En un éclair la Présence si précieuse 

Sans effort se tient là

Une fois reconnue
Quel que soit l'oubli
Juste un souvenir et elle fuse
Elle a toujours été là 

Dans sa lumière formant l'espace tout illuminé
Tout vient d'Elle tout retourne à Elle

Mais en cette illumination que tout autre effort que ta simple remarque ferait fuir
Admet que le fil de ta propre naissance reste un peu flou
L'oubli prends corps quelque part
En cet insidieux vol de souvenirs entremêlés d'atmosphères délétères
Venues d'un territoire encore occulté
Ces forces t'égarent de la conscience claire de ta naissance originelle en Cela

Toi qui voit en tout la lumière parfaite de Cela
Peux-tu prétendre faire fi de l'ombre qui t'interdit 
de te reconnaître sans peine éternel
à la fine pointe de ton essence individuelle au cœur de Cela
Le corps l'univers les pensées les ressentis et toutes les forces cachées dansant enfin autour

Dans l'alignement céleste de la Présence illuminatrice
il y a comme une éclipse

Aucune tristesse à l'admettre
C'est
la terre vierge de l'aventure véritable enfin découverte
Une soif pleine de Cela se distingue et  prend racine annonçant la victoire future
Son manque et sa plénitude amplifiés 
Si on s'enfonce en elle commencent à imposer
son besoin de se délester une à une des attaches
à un vieil homme qui en périphérie résiste

Désormais des créatures des forces livrent combat à ciel ouvert

Se mettre en présence de Cela est quasi sans effort
mais ce n'est pas le seul disque de l'oubli qu'il faut éviter de laisser tourner
L'homme est une somme de vieux disques préenregistrés dans la course évolutive
et qui bien que non adaptés se remettent à tourner
Ces ritournelles répondent d'elles-mêmes aux aléas
Et plus de milles fois patiemment il faudra choisir de relever le levier
pour ne pas plonger notre diamant intime dans le vieux sillon grésillant

Ce choix répété de larguer dans l'action les amarres de la demie-vérité durera jusqu'à ce que le diamant intime illuminé de l'intérieur se laisse guider par cette Seule lumière

Nulle crainte mille fois tombé mille et une fois relevé



samedi 7 avril 2012

EMERVEILLEMENT.-1.


Le pont s'avance sous les pas à pas
Qui s'y déposent
Les poteaux indicateurs dansent
Le sens interdit dit une impasse
Et pointe la voie multiple
où il surgit
L'absence de véhicule envahit tout
Le soir, le canal et Paris
Vont bientôt finir leur promenade


dimanche 25 mars 2012

LE COEUR SANS MOT.


Mon cœur tremblant d'inexactitude s'est trouvé encore enfoui
Mais rien que d'y penser je veux redevenir la flamme silencieuse
Cette douceur infinie que je suis
Cette joie inconditionnelle en  dehors des mots
La porte étroite par laquelle vient sur terre
répondant à son appel ce qu'un grand saint d'autrefois nommait royaume des cieux

Il ne s'agit pas d'occulter l'injustice et la souffrance
Mais je ne veux plus être ce gnome plaintif qui ignore la lumière parfaite
Qui instant après instant donne vie
Je ne veux être l'ego blessé qui poursuit de sa vindicte une autre ignorance
menant à son comble la trame perverse
Je ne veux plus être cette pensée errante qui se retourne seulement sur elle-même
Ballotant sur les courants émotifs


La pauvreté indique l'injustice
Détruis l'ego et l’égoïsme qui blessent l'âme
mais méfie-toi de l'altruisme qui aussi défait l'âme,
m'inspirait Sri Aurobindo.

Je ne veux plus être un fil de pensées douloureuses
même si les faits d'eux-mêmes parlent de douleur
Je veux être ce fils de lumière qui lutte
pour ne plus être cette vieille espèce dans laquelle il a déjà trop duré

mercredi 7 mars 2012

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 9.

Tenant mon bébé dans les bras
Mon œil intérieur s'est déposé sur sa propre lumière

Les pensées s'écrasaient sur le fil concentré 
qui me réalise tout entier au centre du cœur
Ces moucherons et ces lucioles voletaient tout autour

Posté sur le presque rien où tout se tient
Le corps fluide s'écoulait abandonné en la Mère
Il baignait en une extase intense parfaitement paisible

L'évidence est que
Mon bébé de quelques mois a lui-même les clés de Cela

C'est le divin qui fait grandir le divin
le père semble plus conscient que le fils
Mais le père est attendu par le fils

Ce que Tu es toi me regarde
Tu me cherches vraiment en moi
Je ne peux pas te répondre en surface
Il faut que je me retrouve enfin
d'un claquement de doigt
Tu es et Je suis cela face sans face
Quelque chose
comme le parfum de nos deux âmes
qui ne fait qu'un
en nous faisant Toi et Moi
Toi en moi et moi en Toi
Autres et un

Je reviens simplement au grand sourire intérieur
que Je suis et que Tu es
Au centre tout chaud du cœur
Qui dans sa douce lumière
rayonne partout

Nous c'est le sourire même de l'univers qui se voit lui-même
à travers l’œil de ses créatures qui n'a jamais été qu'un seul œil
L’œil unique où se démultiplient les sourires qui se reconnaissent Lui

Les fils et filles de Dieu dansent dans les cœurs
Les voiles tombent
Rien ne peut plus faire barrière
La fille aînée de l'assemblée se lève au milieu de l'humanité
pour dire le nouvel air que certains de ses enfants ont commencé à respirer

mardi 21 février 2012

UN JOUR SUR TERRE.


Le feu tout entier ramené à cette indicible lumière

Il y a ce premier jour
ce premier rayonnement

Et puis ce premier jour
Cette première sensation
Logée au cœur de la matière

Et dans cette trouée de vie toutes les vies se sont écoulées

Il y a ce premier jour
Cette première pulsation
D'une âme qui a conduit encore une nouvelle ère

Elle se savait conduisant la venue d'un premier regard inconnu
Ce n'était plus un rayonnement, une sensation poussant à l'aveugle, un raisonnement s'abîmant dans l'infini
C'était la grande Nature dans une seule de ses créatures tissant enfin consciemment ses propres futurs
Ce fût une enfant et c'est la Mère

mardi 31 janvier 2012

IMPROVISATION CLIMATIQUE -8.


La buée mentale obstrue la vue
l'horizon est grisâtre
quand on boit un peu trop aux flux irréels
des informations en suspension sur la toile
Pas de perspective
Des Banques notes
Des factures à régler
Tout crie mais plus rien ne meurt
Tout dysfonctionne 
 
Mais plus de charnier plus de dictateur
Le chant des révoltes aura bientôt fini de nous en débarrasser
Nous sommes la seule résistance la dernière
La vieille bête qui lorgne toujours ses proies d'autrefois
L'excitation du sexe et de l'or en ignorant l'enfant qui grandit
Notre sens du dramatique n'a plus rien à se refuser
Qu'il se voit nu devant la vérité
Les humanoïdes désemparés font place
Ils cessent de revendiquer quoi que ce soit
Et soudain la simplicité leur est donné
Sous l'oripeau des malheurs passés
Sous la brume des convoitises
Il y a des cœurs qui ont grandi
Dans leur lumière la grande eau vient
Tout interstice la laisse passer
D'où peu à peu la grande Joie implacable
surgit faisant tout vibrer autrement