Tenant mon bébé dans les bras
Mon œil intérieur s'est déposé sur sa propre lumière
Les pensées s'écrasaient sur le fil concentré
qui me réalise tout entier au centre du cœur
Ces moucherons et ces lucioles voletaient tout autour
Posté sur le presque rien où tout se tient
Le corps fluide s'écoulait abandonné en la Mère
Il baignait en une extase intense parfaitement paisible
L'évidence est que
Mon bébé de quelques mois a lui-même les clés de Cela
C'est le divin qui fait grandir le divin
le père semble plus conscient que le fils
Mais le père est attendu par le fils
Ce que Tu es toi me regarde
Tu me cherches vraiment en moi
Je ne peux pas te répondre en surface
Il faut que je me retrouve enfin
d'un claquement de doigt
Tu es et Je suis cela face sans face
Quelque chose
comme le parfum de nos deux âmes
qui ne fait qu'un
en nous faisant Toi et Moi
Toi en moi et moi en Toi
Autres et un
Je reviens simplement au grand sourire intérieur
que Je suis et que Tu es
Au centre tout chaud du cœur
Qui dans sa douce lumière
rayonne partout
Nous c'est le sourire même de l'univers qui se voit lui-même
à travers l’œil de ses créatures qui n'a jamais été qu'un seul œil
L’œil unique où se démultiplient les sourires qui se reconnaissent Lui
Les fils et filles de Dieu dansent dans les cœurs
Les voiles tombent
Rien ne peut plus faire barrière
La fille aînée de l'assemblée se lève au milieu de l'humanité
pour dire le nouvel air que certains de ses enfants ont commencé à respirer
mercredi 7 mars 2012
mardi 21 février 2012
UN JOUR SUR TERRE.
Le feu tout entier ramené à cette indicible lumière
Il y a ce premier jour
ce premier rayonnement
Et puis ce premier jour
Cette première sensation
Logée au cœur de la matière
Et dans cette trouée de vie toutes les vies se sont écoulées
Il y a ce premier jour
Cette première pulsation
D'une âme qui a conduit encore une nouvelle ère
Elle se savait conduisant la venue d'un premier regard inconnu
Ce n'était plus un rayonnement, une sensation poussant à l'aveugle, un raisonnement s'abîmant dans l'infini
C'était la grande Nature dans une seule de ses créatures tissant enfin consciemment ses propres futurs
Ce fût une enfant et c'est la Mère
mardi 31 janvier 2012
IMPROVISATION CLIMATIQUE -8.
La buée mentale obstrue la vue
l'horizon est grisâtre
quand on boit un peu trop aux flux irréels
des informations en suspension sur la toile
Pas de perspective
Des Banques notes
Des factures à régler
Tout crie mais plus rien ne meurt
Tout dysfonctionne

Mais plus de charnier plus de dictateur
Le chant des révoltes aura bientôt fini de nous en débarrasser
Nous sommes la seule résistance la dernière
La vieille bête qui lorgne toujours ses proies d'autrefois
L'excitation du sexe et de l'or en ignorant l'enfant qui grandit
Notre sens du dramatique n'a plus rien à se refuser
Qu'il se voit nu devant la vérité
Les humanoïdes désemparés font place
Ils cessent de revendiquer quoi que ce soit
Et soudain la simplicité leur est donné
Sous l'oripeau des malheurs passés
Sous la brume des convoitises
Il y a des cœurs qui ont grandi
Dans leur lumière la grande eau vient
Tout interstice la laisse passer
D'où peu à peu la grande Joie implacable
surgit faisant tout vibrer autrement
mardi 1 novembre 2011
IMPROVISATION CLIMATIQUE - 7.
Comme si le fil de beauté menait à tracer précisément le futur chemin
alors qu'on y a pas même posé pied
Comme si ce fil de l'essence du sublime enfin perçu et aimé
faisait taire les dernières volontés de la petitesse qui voudrait s'ignorer
A l'arrière plan
L'étincelle assoiffée
Se laisse annuler
doucement et lentement
dans l'écho de sa brillance partout naissante
Le combat n'est pas gagné
Les forces mécaniques
restent les esthètes de l'oubli
La folie de l'impulsion égocentrique
maquille encore ses vulgarités
tout en jouant les dandys
Mais si dans le parfum des beautés l'éclaircie s'est produite
Coûte que coûte elle se maintient dans le feu intérieur
Où s'incendient les scories
Du nuage grisâtre de poussières
Qui tâchent d'étouffer
Sa belle pousse de lumière
Tout contre la folie du temps qui avale tout faute d'un rythme
Il y a la présence divine du maintenant qui s'étire
Il est l'espace du feu premier le feu sous le roc de matière
Nos pionniers l'ont élaboré aux deux bouts de ce qui est
Il est là dessous qui crépite sous nos pieds
et le promeneur le sent scintiller animant un centre oublié sous les pieds
Le roc fendille jusque dans les cellules humaines
Son pétillement encore discret dit une aventure toute fraîche à mener
APHORISME 2.
Si pour seule aspiration nous avons la joie de
Reconnaître le comment du pourquoi l'univers
Se tient le cou suspendu dans la gueule de la Mère,
Nous n'aurons plus à nous soucier de nous-même.
dimanche 16 octobre 2011
IMPROVISATION CLIMATIQUE - 6.
Devant tant de beautés
qui scintillent de point en point
Jusqu'à renouveler l'intensité inévitable
D'une Joie déjà là
Devant la lumière d'automne dense dans la pièce
D'autant plus que la lumière où toute chose paraît
Semble présente à sa propre présence
en s'élevant au plus haut de son être
Devant l'acuité de lumière
qui simplement déplie la pensée obscure
où qu'elle soit
et lui ôte son privilège d'obscurcissement
Devant ce visage disant l'innocence première
où ce qui ne fait qu'être s'expose
Dévoué au silence
et dans le secret où s'ose une prière
Devant des mots d'Anita qui en parlent si bien
le frôlant à travers son voile transparent
l'Ananda d'or glorieux pressenti à un doigt
Dès lors
Devant tant de beautés
Inexorablement envoûtées
Les circonvolutions de la lunule de pensée
et même la douleur au côté s'effacent
Du fond du coeur contournant ces obstacles
La joie d'être là pour l'heure inespérée monte
et se reconnaît partout à la fois
Et même
Dans le retour de l'âme à sa discrétion
l'enveloppe rêche du moi pensant qui reste
sait
qu'un jour elle sera refondue
dans le tournoiement de cette onde
Elle s'accroche à un rayon de Joie sincère qui lui reste
Pour se guider vers la porte
qu'il s'agit de se faire ouvrir
pour qu'enfin le grand courant d'air lumineux l'emporte
samedi 15 octobre 2011
APHORISME 1.
Qu'on protège le secret du cœur de l'enfant,
il restera sa propre autorité sans être pris de caprice.
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