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mercredi 7 mars 2012

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 9.

Tenant mon bébé dans les bras
Mon œil intérieur s'est déposé sur sa propre lumière

Les pensées s'écrasaient sur le fil concentré 
qui me réalise tout entier au centre du cœur
Ces moucherons et ces lucioles voletaient tout autour

Posté sur le presque rien où tout se tient
Le corps fluide s'écoulait abandonné en la Mère
Il baignait en une extase intense parfaitement paisible

L'évidence est que
Mon bébé de quelques mois a lui-même les clés de Cela

C'est le divin qui fait grandir le divin
le père semble plus conscient que le fils
Mais le père est attendu par le fils

Ce que Tu es toi me regarde
Tu me cherches vraiment en moi
Je ne peux pas te répondre en surface
Il faut que je me retrouve enfin
d'un claquement de doigt
Tu es et Je suis cela face sans face
Quelque chose
comme le parfum de nos deux âmes
qui ne fait qu'un
en nous faisant Toi et Moi
Toi en moi et moi en Toi
Autres et un

Je reviens simplement au grand sourire intérieur
que Je suis et que Tu es
Au centre tout chaud du cœur
Qui dans sa douce lumière
rayonne partout

Nous c'est le sourire même de l'univers qui se voit lui-même
à travers l’œil de ses créatures qui n'a jamais été qu'un seul œil
L’œil unique où se démultiplient les sourires qui se reconnaissent Lui

Les fils et filles de Dieu dansent dans les cœurs
Les voiles tombent
Rien ne peut plus faire barrière
La fille aînée de l'assemblée se lève au milieu de l'humanité
pour dire le nouvel air que certains de ses enfants ont commencé à respirer