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vendredi 11 décembre 2015

BROYES LES NOIRS JOYAUX NOURRISSENT UN NOUVEL OR



L’espérance murmure

Dans l'incandescence des silences

Que

Nulle entreprise ne pérennisera 

Bien longtemps ses folies

Sans que le temps n'use 

Promptement ses noirs joyaux



Le Seul œil

Perle éternelle de lumière

Éclaire tout

Calme et tranquille sans s'agiter

Dans le corps de ses pionniers

S'écoule  de lui

Un concentré  inconnu

De diamant liquide en fusion

Qui vient écraser 

Les joailleries 
Du vieux monde

Découvrant le creuset
Où jaillit
Le nouvel OR du temps



jeudi 3 décembre 2015

Apocalypse de conte de fée avec Satprem



Soudain la nouvelle s'est répandue: il n'y avait plus de nouvelles!
LA GRANDE PANNE. Plus de communications.
Plus rien ne fonctionnait...
  C’était une stupéfaction, presque une panique.
Mais alors? mais alors?... quoi?
Les gens s'arrêtaient dans la rue, se regardaient, regardaient ce rien subit, c'était plus stupéfiant qu'une guerre, une révolution.

C'était la révolution du Rien -un zéro béant.
Plus rien , mais alors plus rien ne fonctionnait: pas de nouvelles, plus de radio, plus de journaux, plus de trains ni d'avions vrombissants avec leur palpitation du monde... un grand silence nul.
Les Chefs d'état ne pouvaient plus annoncer leur dernière amélioration du prochain siècle, ni l'amélioration des sous-développés et de la baisse des prix -plus rien ne valait rien -
Les grandes Mafias de la Paix ne pouvaient plus annoncer leurs pourparlers de guerre, les "droits de l'homme violés" ne pouvaient plus rien violer ni voler- les affaires ne marchaient plus. On ne savait plus où était l'homme dans tout cela, il n'y avait personne pour le lui dire, ni qu'il était pauvre, ni qu'il était riche, ni qu'il était maltraité- il était quoi?

Les hurlements de la guerre sainte s'étaient tus, il n'y avait plus de saintetés nulle part ni personne à sanctifier ou à zigouiller.
Les saints boniments n'étaient plus diffusés et télévisés n'y avait plus rien à moraliser ou à démoraliser. Les dernières découvertes n'étaient plus découvertes ni les nouvelles maladies, et les radiographies ne découvraient plus d'hommes malades- il n'y avait plus de malades- la grande maladie s'était tue.
Il n'y avait plus d'assassinats ici, d'explosions là, plus de Bulletins de meurtres et des grands vilains d'à coté, enfin on ne palpitait plus, on ne se désolait plus, on ne se dégoûtait plus. La grande dégoûtation s'était tue.
C'était le GRAND SILENCE EFFARANT.
On ne pouvait plus trafiquer de rien, c'était la baisse des prix instantanée... -il n'y avait plus de capitales du monde nulle part, plus de slogans hypnotiques, chacun était sa capitale, plus de cours du franc ni du dollar ni de rien... Et pour les messages urgents,on pouvait toujours se servir des pigeons voyageurs- mais il n'y avait plus rien d'urgent, sauf de se regarder dans les yeux avec effarement. Tout le monde était nu et ne comprenait plus rien à rien. Même les astronautes étaient en panne sous leur scaphandre et pouvaient seulement marcher marcher dans le ciel pou observer...quoi? Il n'y avait plus rien à observer, sauf son propre nombril à la dérive.
Ce n'était pas la fin du monde portant, mais c’était un cataclysme épouvantable et silencieux, comme si plus rien n'existait sauf le cri du milan qui décrivait des cercles dans les airs.
Il n'y avait même plus de stéthoscope pour observer les battements de son cœur - pourtant, Ça battait tout seul encore. Mais c'était très seul encore, subitement. E il n'y avait plus de chômage tout d'un coup, chacun devait faire marcher ses deux pattes et ses bras, il n'y avait plus de frontière nulle part.

les crustacés pensants ne savaient plus quoi penser.

Alors TOUT ALLAIT MIEUX SUBITEMENT



Il n'y avait plus de théorie à faire - chacun devait faire la sienne, sur le vif.- C'était épouvantable.

Mais les cœurs simples, les corps assaillis, sentaient soudain comme un invisible poids soulevé, une inquiétude de vivre partie dans un autre RYTHME.

C'était une autre vie, il fallait tout apprendre par d'autres moyens.
Mais le petit rossignol chantait et la mouette rieuse courait sur l'écume du monde léger.

Satprem

La clé des contes

mercredi 25 novembre 2015

MERCHANDISING OBSOLETE DES GURUS PSYS ERUDITS ET PROPHETES



Devant la vastitude inenvisageable de la perfection divine
je m'incline,
petit animal encore attaché à ses us et coutumes,
territorialité, libido et ego ;
je me réfugie une nouvelle fois dans mon petit terrier ;
mais la grande trouée de beauté me fait encore frissonner.

Pourquoi nous autres frères animaux suivons-nous encore 
ces pâtres bestiaux,
prêtres, psys de tout bord et gourous d'occasion
qui nous invitent sur la plaine
pour aller plus vite au désastre heureux ?

Prophètes, channel, parfum de vrai sur fond d'ignorance tragicomique,
nous vendent leur petite lumière
dans des emballages somptueux de rhétoriques 
de l'extraordinaire.

Amis passons-nous d'eux.
Ils rejouent la vieille espèce sans même lisser

l'incapacité affligeante à tenir ses promesses.

Amis ne nous faisons plus promettre
ce qu'on sait impossible 
à notre vieille espèce.
Avançons côte à côte
en regardant tout là-bas 
la vastitude de la perfection divine.

Nos attachements animaux et les défaillances bestiales
de nos anciens maîtres spirituels
n'ont pas effacé ce grand courant d'aspiration
Qui nous reprend le cœur.
Et si c'est une prière du divin adressé à lui envers lui,
nous-mêmes plus que nous-mêmes,
comment celle-ci n'aurait pas sa réponse ?

Il y a à l'autre bord des pulsions,
cette puissante aspiration
concentrée dans une particule de feu
qui d'un coup peut embraser tout à la surface.
Rien ni personne
une fois qu'elle aura trouvé son trajet
ne pourra l'arrêter.

Et même si je suis partagé
entre ma formule animale
dont le menu me paraît encore affriolant
et ma soif d'en incarner une autre façon d'être,
mon petit esquif reçoit ses grâces 
d'aborder du bon côté
là où il n'y aura plus besoin
de ces merchandising obsolètes
des gurus, psys, érudits et prophètes.

lundi 16 novembre 2015

FEU DES ÂMES


Tout tragique cesse
En la calme profondeur
Où tout simplement
Apparences sur apparences glissent  
Sans que rien ne prenne encore sens

Mais reviens au ballet des formes
Où tu as aussi à saisir ces grâces 
De l'inattendu
 
Qu'ont-elles commencé
 à exprimer 
Ces lumières clignotantes
Dans ce poudroiement d'apparaître ?

Ceci s'esquisse fugitivement
Des feux croisés de quelques âmes



Une clef des contes 
Que toute âme à son tour
Con-naissante
pourrait actionner

dimanche 15 novembre 2015

FIN DE LA RELIGION

Les dieux sont des forteresses volantes
qui bombardent encore l'humanité
d'idées macabres et usagées

Les dieux sont de grands flux psychiques
d'ascétismes arides
de prix indus à payer
de vies à kamikazer

Les dieux sont de courtes vues
et leurs romances nostalgiques
Toujours réécrites
au fil de recrudescences destructrices
n'ont que de pauvres lumières
corrompues d'obscurité

Plus de recruteurs d'adorateurs
Plus des disciples suiveurs
toujours bien rangés derrière
pour empêcher l'humanité d'avancer
à côté ou plus avant tout ailleurs


Plus de temple
Plus de culte
Plus de dieux qu'on adore
L'Esprit vécu grand large
sans confession sans credo

Tous les grands flux divins
enfin d'un arc en ciel de conscience unique
abandonnent inexorablement
Leurs gangues religieuses
Ces fossiles jurassiques
Se vident de toutes forces d'humanité


L'Esprit divin d'aventure
Anime déjà des aventuriers de l'intérieur
La grande heure sonne
Nous les entendons
Nous susurrer leurs avancées
dans l'inconnu historique
indifférents aux cris hystériques
des derniers fanatiques

Assoiffés des indices
qu'ont laissés
ces aventuriers défricheurs
Nous découvrirons
d'autres routes intérieures
Encore à peine esquissées

L’ère des ministres suiveurs
des califes et des apôtres
Formant troupeau
Derrière un berger
Menant ses brebis à l'enclos
Baptisés d'un de ces dieux surannés
devient une affaire du passé
Un obstacle évolutif à surmonter
pour respirer directement
l'air de l'Esprit

Déjà en toi
L'ère des discrets contagieux
de la profondeur et de l'immensité
émerge

Nul nom aucun livre sacré
Le partage de gestes d’amarrage
A la seule évidence
D'un convoi vers le futur
Un flux d'aperçus inévitables
Permettant d'avancer du seul au seul

Soif d'engloutir ce qui résiste à n'être
que
Le rien du tout uni à tous les points de l'Être


mercredi 4 novembre 2015

Aspiration au silence créateur


Mon suprême à 360 degrés,
Mon suprême aux heures de dissensions extrêmes,
Je me mords souvent les doigts à vouloir occuper ton vide silencieux et vivant 
Qui avait momentanément aboli toute perspective. 
Ta beauté inattendue m'a pourtant si souvent déjà chuchoté son demain merveilleux...

OCEAN SONORE


Des cris s'entendent dans la rumeur marine
Cris humains ou cris de mouettes ?
De nouveau ils résonnent
Toute question suspendue
Seul l'espace sonore rayonne




mardi 22 septembre 2015

Ni croyant ni athée


Ni croyant ni athée d'aucune sorte
Ouvert 
sans ossature fixe
Ouvert 
cœur et pensée flexibles

Juste là disponible
A ce que la matrice monde
tente d'enfanter 
Dans le grand large de l'esprit 
 

lundi 21 septembre 2015

De l'aube au rayonnement.





Quand tu connaîtras la vue d'en haut de la grande perfection, tu devras encore incarner dans ton cœur le besoin de perfection dans le détail.

dimanche 20 septembre 2015

FENETRES RAS-BORD


Les fenêtres ras-bord
Apposent dans les murs
Un océan déchainé de verdure
qui impose le maintien 
Dans l'instant

DANS LE MUR DES COULEURS

Tableau de Régis Pettinari


L'éclaircie fugitive
Érige en un mur immense
La mosaïque des couleurs
Le plumage d'une cane y fait un vitrail éclatant
De lumière de dedans
Qui redistribue en un clin d’œil
Tout le jeu de couleurs
D'une splendeur souveraine

 

vendredi 18 septembre 2015

Haïku quai désert
















Le brin d'herbe surgit
Le bruissement visuel des fourmis
rappelle
le train attendu qui
grandit à vue d’œil
dans la coupe des couleurs
du miroir intérieur

vendredi 6 mars 2015

AMOUR PUR




L'altérité est un constant défi
que s'adresse l'amour
pour joindre et unir l'étranger
quitte à se réinventer et à s'ouvrir sans cesse 
dans le flux vivant de l'unique unité