mercredi 25 juillet 2012
LUMINOSITE TOUTE INTIME
Le non-dit rayonnait de toute part
Et le signifier en quelques traits revenait toujours à le trahir
Les pensées comme la mémoire étaient nécessaires pour s'y laisser
Et comme toute pensée passe et tout souvenir s'efface immanquablement
je l'oubliai
Mais il y a tout au fond de moi
l'essence secrète de mon intimité
toute de douceur et d'humilité
une luminosité singulière
dont le séjour naturel est de résonner au rayonnement de toute part
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Improvisation climatique
IMPROVISATION CLIMATIQUE - 12.
Tout est à réécrire
Le mot à mot des espaces sacrés
n'a pas résonné au rythme des passerelles invisibles
Il s'est décrit sur le chevet des cathédrales passées
Son cœur posé sur le sable
Plus rien ne s'y anime
Que sa crainte des ombres affamées
Et son besoin de figures compassées
L'esprit s'en va s'aventurer rassénéré
Assumant sa liberté
au murmure
De la simple joie qui bat derrière le torse
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samedi 30 juin 2012
APHORISME 3.
Chercheurs d'or vrai
Le coup de pioche heureux
Est la vision d'une autre pierre précieuse
que LA conscience ancienne ignorait
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Aphorisme
samedi 16 juin 2012
IMPROVISATION CLIMATIQUE - 11.
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| Photographie de David LaChapelle |
Sous le couvert de l'improbable
Et de semblants d'infortune
L'illimité page après page se dévoile
A travers ces temps encore aveuglés
par des poussées inopportunes d'animalité
Dans l'eau de la fontaine immaculée
Presque personne n'entrevoyait l'obscurité reculer
La lumière invisible qui brûlait
n'était encore intimement connue que de quelques âmes isolées
Une grande soif dans le cœur
de tous les hommes de bonne volonté s'accroissait cependant
L'humanité ayant extrait toutes les ressources minières de la terre
beaucoup prenait conscience de leur prétention titanesque
Le moment où l'engeance humaine mal dégrossie allait refluer
s'annonçait
Le moment où l'avidité deviendrait hors sujet
s'amorçait
Nulles ruines amères
Avançant pas à pas dans l'authenticité
les difficultés accumulées se dissolvent
La Mère divine avait commencé par reconquérir l'intériorité
Elle y susurre ses arcanes occultes à l’œuvre en tout
Une à une les pièces majeures du vieux monde s'écroule
Et l'aurore d'un jour nouveau s'approche de toutes les directions
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dimanche 29 avril 2012
IMPROVISATION CLIMATIQUE - 10.
Mon petit cœur se tient tout derrière la grande fleur sur le torse
qui s’épanouit dans le grand œil de lumière
Mon petit cœur se tient tout droit au fond de mon regard
Mon petit cœur qui sait plus que moi
Mon petit cœur qui voit l'ombre du souci qui l'enfouit
Et dont moi je me vêts pour ne plus y respirer
Et en un instant il m'a montré l'imposture et moi ouvrier je dissous la trame impure
Mon petit cœur ne nie pas les grandes et les petites tâches
Il ignore la défection et ne craint pas la défaite
Car mon petit cœur est une joie toute douce qui a soif de joie
Il revient il revient dans mes chemins tortueux
Il naît à même l’œil intemporel
Et depuis que je sais qu'il me souffle de sa lumière à l'oreille
Je suis sans toujours bien savoir aussi bien le traître que son ouvrier
Ne l'enterre plus ne l'enterre plus sous cette chape de gris me dis-je
C'est ma joie ma joie ma vraie flamme
Un jour je ne serais plus et lui seul sera
lui qui est plus moi que moi
Mon petit cœur a mis sa chaleur au plus profond de moi
Pas plus grand que le pouce lui seul éclaire de ses rayons immortels
la route de l'infini pour que tout finisse par se retrouver dieu lui-même
Et moi et moi pourquoi je subsiste encore ?
Pourquoi ne suis-je pas encore devenu son instrument?
Pourquoi mes vieilles lubies animales reprennent-elles le dessus ?
Dans cette vie ou dans une autre
Il dénouera le nœud qu'il faut cisailler pour que le moi humain fonde en lui
Et enfin devenu conscient en ayant fait le tour de l'humanité
Il pourra
Aller chercher l'aventure de sa joie dans le règne d'après qui l'attendait
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lundi 23 avril 2012
LA PRESENCE EVEILLEE, L'AVENTURE DU CHOIX ECLAIRE COMMENCE. Prose poétique et phénoménologique.
Regarde derrière toi
En un éclair la Présence si précieuse
Sans effort se tient là
Une fois reconnue
Quel que soit l'oubli
Juste un souvenir et elle fuse
Elle a toujours été là
Dans sa lumière formant l'espace tout illuminé
Tout vient d'Elle tout retourne à Elle
Mais en cette illumination
que tout autre effort
que ta simple remarque ferait fuir
Admet que le fil de ta propre naissance
reste un peu flou
L'oubli prends corps quelque part
En cet insidieux vol de souvenirs
entremêlés d'atmosphères délétères
Venues d'un territoire encore occulté
Ces forces t'égarent de la conscience claire de ta naissance originelle en Cela
Toi qui voit en tout la lumière parfaite de Cela
Peux-tu prétendre faire fi de l'ombre qui t'interdit
de te reconnaître sans peine éternel
à la fine pointe de ton essence individuelle
au cœur de Cela
Le corps l'univers les pensées les ressentis
et toutes les forces cachées dansant enfin autour
Dans l'alignement céleste de la Présence illuminatrice
il y a comme une éclipse
Aucune tristesse à l'admettre
C'est
la terre vierge de l'aventure véritable
enfin découverte
Une soif pleine de Cela se distingue
et prend racine annonçant la victoire future
Son manque et sa plénitude amplifiés
Si on s'enfonce en elle
commencent à imposer
son besoin de se délester une à une des attaches
à un vieil homme qui en périphérie résiste
Désormais des créatures des forces livrent combat
à ciel ouvert
Se mettre en présence de Cela est quasi sans effort
mais ce n'est pas le seul disque de l'oubli qu'il faut éviter de laisser tourner
L'homme est une somme de vieux disques préenregistrés dans la course évolutive
et qui bien que non adaptés se remettent à tourner
Ces ritournelles répondent d'elles-mêmes aux aléas
Et plus de milles fois patiemment
il faudra choisir de relever le levier
pour ne pas plonger notre diamant intime
dans le vieux sillon grésillant
Ce choix répété de larguer
dans l'action les amarres de la demie-vérité
durera jusqu'à ce que le diamant intime
illuminé de l'intérieur
se laisse guider par cette Seule lumière
Nulle crainte
mille fois tombé
mille et une fois relevé
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samedi 7 avril 2012
EMERVEILLEMENT.-1.
Le pont s'avance sous les pas à pas
Qui s'y déposent
Les poteaux indicateurs dansent
Le sens interdit dit une impasse
Et pointe la voie multiple
où il surgit
L'absence de véhicule envahit tout
Le soir, le canal et Paris
Vont bientôt finir leur promenade
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