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mardi 1 juillet 2014

RECONQUIERS LA TERRE SAINTE DE LA MAIN DES INFIDELES.




Thoreau, LETTERS TO H. G. 0. BLAKE,  20 may 1860

Each reaching and aspiration is an instinct with which all nature consists and cooperates, and therefore it is not in vain. But alas ! each relaxing and desperation is an instinct too. To be active, well, happy, implies rare courage.
To be ready to fight in a duel or a battle implies desperation, or that you hold your life cheap.

If you take this life to be simply what old religious folks pretend (I mean the effete, gone to seed in a drought, mere human galls stung by the devil once), then all your joy and serenity is reduced to grinning and bearing it . The fact is, you have got to take the world on your shoulders like Atlas, and "put along" with it. You will do this for an idea's sake, and your success will be in proportion to your devotion to ideas. It may make your back ache occasionally, but you will have the satisfaction of hanging it or twirling it to suit yourself. Cowards suffer, heroes enjoy. After a long day's walk with it, pitch it into a hollow place, sit down and eat your luncheon. Unexpectedly, by some immortal thoughts, you will be compensated. The bank whereon you sit will be a fragrant and flowery one, and your world in the hollow a sleek and light gazelle.






Chaque effort et aspiration est un instinct en quoi la nature consiste et auxquels elle coopère et pour cela ce n'est jamais en vain. Mais hélas ! Chaque relâchement et désespoir est aussi un instinct. Être actif, bien, heureux implique un rare courage. Celui qui est prêt à se battre en duel ou à batailler va au désespoir ou fait peu de cas de sa propre vie. 
Si tu prends l'existence pour aussi simple que les vieux bigots populaires le prétendent (je veux dire les revêches, ceux qui poussent desséchés, simplement des ulcérations humaines inoculées par le diable) alors toute ta joie et sérénité est réduite à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le fait est que tu dois prendre le monde sur tes épaules comme Atlas et mener ton chemin avec lui. Tu feras ceci par égard à cette façon de voir et ton succès sera à proportion de ta dévotion à ces façons de voir. Cela pourra être douloureux de temps en temps, le passé plein le dos, mais tu auras la satisfaction de suspendre le monde ou de le faire tournoyer à ta guise. Le lâche souffre, le héros se réjouit. Après une longue journée de marche avec, installe le monde en un creux insignifiant, assieds-toi et mange ton déjeuner. De manière inattendue, par quelques pensées immortelles tu seras dédommagé. Le flanc où tu te tiendras sera couvert de parfums et de fleurs, et ton monde à l'intérieur de ce creux une lumineuse gazelle aux lignes épurées.


mercredi 4 juin 2014

PRIERE EN CONTRETEMPS

 

Vacille encore
Dans les nuées du cœur à corps
La flemme de tenir la barre droit au vent de l'avenir

La main s'est relâchée

Les vieilleries auscultent les jeunes élans
pour les faire chuter

Ce n'est rien
Accorde ce cri au cordeau
Des futurs qui s'imaginent
Dans l'orbe de la robe rose orangée
Reconnaissant pour la pauvreté d'être
que rien ne peut arracher

Intense Nothingless

Douceur
Du calme serein qui résonne
Quel que soit le phénomène
La vue de la flamme psychique
Disparue dans sa gangue
Se redresse
Laisse
Ses
Prières
Patientes
Ses imperturbables
Clameurs nocturnes
Quérir
L'Ananda
Briseur de chaînes



vendredi 27 décembre 2013

AMANT IMPARFAIT AU PIED DE L'AIME.


Au pied de mon Seigneur
Dans le secret
Du coeur à coeur
Je laisse sa douce lumière
me dévoiler mes ombres

Caché de l'extérieur
A l'intérieur
Comme le soleil en plein jour
Il est là l'insoupçonné
De ceux qui m'attribuent faussement ses qualités
Pour moi je n'ai que défauts
Que sa bienveillance me donne à voir sans me juger

Dans la lumière de mon Seigneur
Je n'ai qu'à n'être rien puisqu'il est tout
Mon imperfection n'embarrasse pas sa parfaite sainteté
Si je la lui offre à transformer

dimanche 8 décembre 2013

COMME DES VAGUES USANT LE ROC POUR EN DECOUVRIR L'OR.


Les mouvements infernaux
prédisant une défaite très probable
s’étayent sur des données contrefaites

L'horizon indépassable pour cet œil inexercé
se prétend réaliste

Il voit l'horreur autour de lui sans comprendre
qu'il pourrait voir cette bête tapie au cœur de lui
assoiffée et agitée
à l'idée qu'au-dessus de lui s'infiltre la lumière éternelle
attendant à chaque instant de s'y déverser à grandes eaux
s'il voulait juste lui ouvrir toute son âme bien oubliée

Dix Milliards d'êtres humains offrent
des armatures corporelles suffisamment diverses
suffisamment instables pour qu'y germe une poignée
qui brisent les moules passés

Quelques âmes bien trempées sont allées tout droit faire tomber
sur le roc inerte des chairs humaines
la racine d'une inconnue nouveauté
Leur corps limitatif devant peut-être s'y briser
Ils se sont immolés sur l'autel du Suprême
Leur don ne pouvait pas être vain
Ils ont déposé dans la mémoire subtile des cellules
ce que leur œuvre a permis d'obtenir
D'autres corps naissent donc
qui sont aptes plus loin à ce déséquilibre
dans de nouvelles manières d'être chair

Dans la jungle humaine bouleversée
des génies inconnus posent ainsi leurs premiers pas maladroits
de la nouvelle manière de demain

Comme hier le feu premier engendrait particules et atomes au cœur des étoiles
comme hier ses reliquats dans la lumière stellaire formaient planètes et molécules
la vie s'offre aujourd'hui des yeux qui commencent à comprendre
Fini les coups de crocs et de griffes pour monter dans l'échelle du vivant

Ces pionniers nous ont offert le secret conscient de cette poussée créatrice
Allons-nous nous prostrés dans notre bestialité ou nous rendormir d'un cynisme auto-satisfaits
ou 
comme eux avatars des prémisses d'une vie matérielle divine
allons-nous fusionner nos âmes avec des dieux pour vivre en nos chairs
au-delà de tous les hémisphères manifestés jusqu'à présent ?

VIEILLERIES ANTIQUES.


Vieilleries antiques
Désirs contre désirs
Vous étiquetez de vos atmosphères contaminées
L'âme pure dont j'ai la paternité
Sans liberté juste des principes
vos jugements moraux
tout droit sorti du vieil homme égocentrique
Pauvres égos moralistes dressés à coup de triques
ignorant les âmes
Un lion enragé surgit de mon esprit
Chassant ces chameaux écervelés
Un sage hiératique là-haut regarde la vieille race se déchirer
Son humour dévastateur
Lance alentour ses anges vivaces



mardi 20 août 2013

QUAND LA VUE DE MON ANIMALITE ME RAPPELLE A LA JOIE DIVINE.


Mon aspiration au don de soi s'égare dans l'oubli
L'animal me colle à la peau
et une part de moi adhère encore
à ses réclamations

J'entends parler la bête qui tient à son précarré
Je ne veux pas la tuer quand je la vois
prétextant qu'elle serait encore trop un avec moi

Mais dans le feu de l'instant
la grâce divine se propose à moi
Je peux ne plus nier mes duplicités et rien ne m'y abaisse plus
J'appelle j'appelle la force de m'offrir

L'animal se décolle de moi et son énergie s’élève avec moi
en un plus intense courant de joie

Me voyant ainsi autrement
Je suis d'abord la goutte dans le divin océan
Et je m'écoule de joie dans la joie

Et tout au fond tout l'océan semble en moi
Toutes les gouttes sont dans ma petite sphère
Tous les êtres sont dans le cœur de mon cœur
Toute discrète la Mère des mondes y susurre
Le chemin pour parfaire le mouvement des mondes
dans une langue qui malheureusement
ne m'est pas encore audible clairement

Mes résistances bestiales s'étiolent
Le carcan du désir se desserre
de nouvelles manières d'être s'infiltrent dans le crâne
creusant leur sillon de lumière dans la chair cérébrale
Autour aussi on laisse choir car cela cogne
Et imprègne plus loin que je ne le vois
Cela s'enfonce dans ma colonne laissant comme un sillon de joie
Et tire une douleur le long du côté droit


mardi 6 août 2013

POSOLOGIE YOGUIQUE.


Le silence ajouré
un grand vide sans pensée
et au soir
le simple bourdonnement chuintement

Et la force d'en bas qui remontait
dans ma carcasse fort secouée et mon ventre noué

J'avais vomi mes tripes

Et un grand d'or zigzaguant venait me torturer le cerveau par une ou deux fois
sans que je sache si le mal ou le bien l'emportait

Mais avant ce grand déchaînement qui m'avait écrasé

Un rêve

Mon maître y tient dans ses mains et le long de ses bras
un alignement étrange de bestioles insectoïdes non répertoriés
et les unes enchaînant leur mouvement sur les autres
la peur commence à me prendre
quand déjà l'insecte noir luisant injecte dans mon avant-bras sa substance.