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mardi 22 septembre 2015

Ni croyant ni athée


Ni croyant ni athée d'aucune sorte
Ouvert 
sans ossature fixe
Ouvert 
cœur et pensée flexibles

Juste là disponible
A ce que la matrice monde
tente d'enfanter 
Dans le grand large de l'esprit 
 

lundi 21 septembre 2015

De l'aube au rayonnement.





Quand tu connaîtras la vue d'en haut de la grande perfection, tu devras encore incarner dans ton cœur le besoin de perfection dans le détail.

dimanche 20 septembre 2015

FENETRES RAS-BORD


Les fenêtres ras-bord
Apposent dans les murs
Un océan déchainé de verdure
qui impose le maintien 
Dans l'instant

DANS LE MUR DES COULEURS

Tableau de Régis Pettinari


L'éclaircie fugitive
Érige en un mur immense
La mosaïque des couleurs
Le plumage d'une cane y fait un vitrail éclatant
De lumière de dedans
Qui redistribue en un clin d’œil
Tout le jeu de couleurs
D'une splendeur souveraine

 

vendredi 18 septembre 2015

Haïku quai désert




Le brin d'herbe surgit
Le bruissement visuel des fourmis
rappelle
le train attendu 
Et
Dans la coupe des couleurs
l’œil
du miroir intérieur


vendredi 6 mars 2015

AMOUR PUR




L'altérité est un constant défi
que s'adresse l'amour
pour joindre et unir l'étranger
quitte à se réinventer et à s'ouvrir sans cesse 
dans le flux vivant de l'unique unité

vendredi 28 novembre 2014

LA MARCHE ETERNELLE par Niranjan Guha Roy.

La marche éternelle



Assis devant l’écran géant, je contemple le flot vivant de figures et d’êtres incarnés qui marchent vers le néant, chacun avec son panier plein d’espoirs, de souvenirs joyeux,
éphémères, de larmes, rires, amitiés, déchirements et d’étreintes de courtes durées.
La scène traverse lentement l’écran géant.
 
Au fur et à mesure que ceux qui mènent la parade disparaissent dans l’oubli pour toujours, de nouveaux figurants jusqu’alors inaperçus apparaissent.
Ils viennent, les visages rayonnants, les corps pleins d’énergie, les vêtements colorés.
Chacun porte un sac bourré d’espoir, de projets, d’aventures, de découvertes à accomplir, de montagnes à escalader, d’océans à traverser, de mystères à percer, de murs à franchir.
Ils s’avancent mus par un élan céleste, tantôt joyeux, tantôt déçus, ils avancent toujours.
 
La foule cette fois ci est moins courbée, plus droite, plus vive.
Elle avance vers le bord de l’écran géant et peu à peu est absorbée par le Néant.
Une courte pause avant de renaître.
La scène se répète indéfiniment. Mais toujours, toujours la foule devient plus lumineuse, rajeunie. Les échecs moins nombreux, l’ombre éparse, la lumière plus douce, accueillante, nourrissante.
Ainsi marche toujours Dieu vivant dans les corps incalculables vers un destin de plus en plus ravissant.
Tous les regrets, les échecs et les désespoirs, les cœurs brisés, les chutes et le passage meurtrier, s’oublient, s’effacent dans un vaste éblouissement qui remplit l’écran géant où on ne voit que des yeux étincelants et des sourires extatiques, des formes ondulantes d’une beauté inconcevable, presque intolérable, d’un ravissement insoutenable.
 
Le Divin, le Mystère s’avance toujours.
La beauté d’aujourd’hui est déjà fanée, appartient au passé, à l’oubli.
Le Divin, le Seigneur s’avance toujours, dépasse à chaque instant nos rêves les plus audacieux, les plus fantastiques.
 
Les voyageurs sur la route éternelle sans fin de Dieu deviennent de plus en plus conscients de la Présence Divine dans leur âme, de plus en plus intimes et unis, libres de l’ego. Ils oublient peu à peu leur existence séparée, marchent, chantent et dansent comme un seul Être immense, unique, aux mille bras, jambes, corps, têtes et torses.
 
Un océan sans borne de félicité lumineuse.
Plus de brèche entre Toi et moi.
Tout est Divin… Tout est Toi… Il n’y a que Toi, Seigneur.
Tous se fondent dans une vaste symphonie d’amour sans corps, un hymne de gratitude sur le sein accueillant de la Mère Infinie.
 
O Seigneur, donne nous la force, la volonté de Te suivre un peu dans Ta marche accélérée, ininterrompue à la découverte de l’Inconnu.
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Niranjan Guha Roy