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dimanche 8 décembre 2013

VIEILLERIES ANTIQUES.


Vieilleries antiques
Désirs contre désirs
Vous étiquetez de vos atmosphères contaminées
L'âme pure dont j'ai la paternité
Sans liberté juste des principes
vos jugements moraux
tout droit sorti du vieil homme égocentrique
Pauvres égos moralistes dressés à coup de triques
ignorant les âmes
Un lion enragé surgit de mon esprit
Chassant ces chameaux écervelés
Un sage hiératique là-haut regarde la vieille race se déchirer
Son humour dévastateur
Lance alentour ses anges vivaces



mardi 20 août 2013

QUAND LA VUE DE MON ANIMALITE ME RAPPELLE A LA JOIE DIVINE.


Mon aspiration au don de soi s'égare dans l'oubli
L'animal me colle à la peau
et une part de moi adhère encore
à ses réclamations

J'entends parler la bête qui tient à son précarré
Je ne veux pas la tuer quand je la vois
prétextant qu'elle serait encore trop un avec moi

Mais dans le feu de l'instant
la grâce divine se propose à moi
Je peux ne plus nier mes duplicités et rien ne m'y abaisse plus
J'appelle j'appelle la force de m'offrir

L'animal se décolle de moi et son énergie s’élève avec moi
en un plus intense courant de joie

Me voyant ainsi autrement
Je suis d'abord la goutte dans le divin océan
Et je m'écoule de joie dans la joie

Et tout au fond tout l'océan semble en moi
Toutes les gouttes sont dans ma petite sphère
Tous les êtres sont dans le cœur de mon cœur
Toute discrète la Mère des mondes y susurre
Le chemin pour parfaire le mouvement des mondes
dans une langue qui malheureusement
ne m'est pas encore audible clairement

Mes résistances bestiales s'étiolent
Le carcan du désir se desserre
de nouvelles manières d'être s'infiltrent dans le crâne
creusant leur sillon de lumière dans la chair cérébrale
Autour aussi on laisse choir car cela cogne
Et imprègne plus loin que je ne le vois
Cela s'enfonce dans ma colonne laissant comme un sillon de joie
Et tire une douleur le long du côté droit


mardi 6 août 2013

POSOLOGIE YOGUIQUE.


Le silence ajouré
un grand vide sans pensée
et au soir
le simple bourdonnement chuintement

Et la force d'en bas qui remontait
dans ma carcasse fort secouée et mon ventre noué

J'avais vomi mes tripes

Et un grand d'or zigzaguant venait me torturer le cerveau par une ou deux fois
sans que je sache si le mal ou le bien l'emportait

Mais avant ce grand déchaînement qui m'avait écrasé

Un rêve

Mon maître y tient dans ses mains et le long de ses bras
un alignement étrange de bestioles insectoïdes non répertoriés
et les unes enchaînant leur mouvement sur les autres
la peur commence à me prendre
quand déjà l'insecte noir luisant injecte dans mon avant-bras sa substance.

mardi 2 juillet 2013

REGARD FLOTTANT SOUS LES ETOILES DU CIEL SPIRITUEL.

On m'a dit ne saute pas d'une étoile à l'autre
pour trouver la lumière
Concentre toi d'abord sur une étoile
Laisse-la te guider

On m'a dit ne mélange pas toutes les lumières
Tu n'en distingueras aucune
sinon celle dont tu te faits l'illusion

On m'a dit prends tel ou tel maître vivant

Mais depuis longtemps mon maître
par-delà le mur qui sépare le vivant et le mort
me préparait à voir toutes ces petites étoiles
chacune à leur place dans son grand ciel intégral

Chacune de ces petites fentes laissaient scintiller maintenant
en moi sa seule et unique grande lumière
Et s'il me faut encore regarder ces petites étoiles
avec leurs embouts racornis d'animalité
pour en revenir à sa grande lumière
c'est pour en finir moi aussi avec mon dernier tour en humanité

Et entrevoyant  de plus en plus l'accomplissement de ce voyage
Mon maître m'attire
et me tente avec la posologie de son don de foudre
dans mon corps animal
pour y planter le devenir d'une espèce divine

POETES QUI VIVAIENT A TRAVERS LE POETE EN DEVENIR.


Poète de l'Être
Posant ta pesanteur sans hâte
Sur le chemin de campagne
Ton verbe s'assagit
Au fil des vicinales saisons
Fidèles à l'ajour de l'instant
La branche printanière
Et la bûche dans l'âtre
Louent la radiante simplicité


Tout irait se répétant
Indifférent à l'histoire
Mais
Poète moderne
Tu as pris des destinations urbaines
Tu séjournes
Dans l'effroi sublime
Du grouillement humain
Pris toi-même
Dans le tournis du va-et-vient
Kaléidoscopique de visages
Sonné par le ding-dong en sourdine
De rencontres improbables
Tu t'encloisonnerais
Dans des costumes quelconques
Si tu ne prenais goût
A la furie des jeunes barbares
Pour te sentir neuf et ignare

Moderne à cours d'argument
Tu n'es qu’œil transparent

Tes ancêtres et les leurs sont les mêmes
Ils retournent un coin de terre quelque part
Et ce paysage salutaire
Dans un repli de l'esprit
Extirpe encore ton âme
Pour qu'elle respire
Dans ce tournis d'agitation citadine


A l'horizon te voici où tout commence à peine
Âme de poète en devenir
Tu prends l'itinéraire encore à faire
Le pas gagné sur l'inconnu reste à tenir

Loin devant il y a déjà quelques pionniers
Et les poètes assassinés
par leur excès d'authenticité
Leurs saisons en enfers
Et leurs illuminations
Se sont succédé à grand train
Car pour ces pionniers
Les ballottements subconscient/surconscients
Ont été conquis jusqu'à l'épuisement
D'un corps inadapté
Pour nous laisser la voie dégagée

Largement dépassées
Les portes de la perception
de la vieille matière
Et ses combinaisons
La quête des pionniers
Amène là où
La nuit remue dans la lumière
Plus ample et plus large

Tout à l'autre bout
De la vie et de la mort
Ils y ont  dégagé
Ce qui s’y interpénètre

Nous autres suiveurs deviendrons bientôt
Des chats de Schrödinger macroscopiques
Nos justesses et nos déraillements
De plus en plus organiquement
Incarnés dans l'instant

Le conte de Fée est à un cheveu de la tragédie
Et nos pionniers nous apprennent à chevaucher
Cette nuance sans y succomber

mercredi 24 avril 2013

QU'ES-TU DEVENU ?

 
Serais-tu cet astre absorbant aveuglément toute matière sur son passage ?

Pas seulement.

Serais-tu cet animal absorbant la chair de tel autre pour dans une impulsion sans compréhension passer son flambeau d'espèce ?

Pas seulement.

Serais-tu cet homme de Dieu ou d'Allah bercé d'espoir paradisiaque et de craintes infernales résorbant sous la torture les pensées jugées anathèmes ?

Pas seulement.

Serais-tu ce savant prêt pour mater l'obscurantisme à mettre en lumière sous ses instruments la puissance stellaire de faire fondre la terre ou à libérer ses chimères organiques dans l'atmosphère ?

Pas seulement.

Serais-tu ce commerçant satisfait prêt à négliger les ingrédients du produit qui lui amène l'argent pour ses désirs adolescents depuis si longtemps repoussés ?

Pas seulement.

Je redeviendrai cette étincelle du commencement qui brille dans la rivière poissonneuse de mon corps.

Je respirerai comme
Un air étrange et bouleversant empli d'un bourdonnement printanier
Où des reptiles assez chauds pour bouger glisseront autour de mes tiges de fleurs aquatiques ainsi mises en avant ?

Et sans rien bousculer certains se hisseront au dessus de la tête quand d'autres en descendront pour y partager leur bain de soleil.

Je devine : nous allons devenir une chair s'abreuvant à la source de lumière éternelle.


samedi 13 avril 2013

ASPIRATION A REVENIR DANS LES BRAS DE MERE.



Enfant oublieux

L'égarement
Dont tu n'as pas débusqué encore
La force opérante
T'emporte

Ne lutte plus par orgueil contre cette ombre
Singer le sage est l'illusion pernicieuse
Pire
Te croire déchu
Achèverait l’œuvre asurique

Remémore toi
L'autel où un feu éternel de joie
Te replace dans les bras de Mère

Tu es là
Là où nulle misère ne peut atteindre

Tu brûles de joie désormais
Sous le plis du manteau de Mahashakti
Prêt à servir l'aventure
Aspirant toujours
A la conversion de ta part animale
Qui vient de désarçonner ton âme

Puisse
Se mettre toute cette sauvage énergie
à collaborer
La Mère t'apprenant
Malgré tes façons encore enfantines
L'art de la transmutation

Et tu te déploieras
N'étant plus qu'âme
Toute entière de joie
Quêtant en les tréfonds de la chair
L'être d'après
Dont la douce Mère a planté l'inéluctable venue