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dimanche 16 octobre 2011

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 6.


Devant tant de beautés
qui scintillent de point en point
Jusqu'à renouveler l'intensité inévitable
D'une Joie déjà là

Devant la lumière d'automne dense dans la pièce
D'autant plus que la lumière où toute chose paraît
Semble présente à sa propre présence
en s'élevant au plus haut de son être

Devant l'acuité de lumière
qui simplement déplie la pensée obscure
où qu'elle soit
et lui ôte son privilège d'obscurcissement

Devant ce visage disant l'innocence première
où ce qui ne fait qu'être s'expose
Dévoué au silence
et dans le secret où s'ose une prière

Devant des mots d'Anita qui en parlent si bien
le frôlant à travers son voile transparent
l'Ananda d'or glorieux pressenti à un doigt

Dès lors
Devant tant de beautés
Inexorablement envoûtées
Les circonvolutions de la lunule de pensée
et même la douleur au côté s'effacent

Du fond du coeur contournant ces obstacles
La joie d'être là pour l'heure inespérée monte
et se reconnaît partout à la fois

Et même
Dans le retour de l'âme à sa discrétion
l'enveloppe rêche du moi pensant qui reste
sait
qu'un jour elle sera refondue
dans le tournoiement de cette onde

Elle s'accroche à un rayon de Joie sincère qui lui reste
Pour se guider vers la porte
qu'il s'agit de se faire ouvrir
pour qu'enfin le grand courant d'air lumineux l'emporte

samedi 15 octobre 2011

APHORISME 1.


        Qu'on protège le secret du cœur de l'enfant,
 il restera sa propre autorité sans être pris de caprice.

vendredi 7 octobre 2011

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 5.

L'âme recueille dans l'infini les perles égarées
Et les enfile sur ses fils inusités 
Le collier célèbre l'ouvert
Le travail est toujours à recommencer
Mais peu à peu ces perles entourent la perle rare
où brille toute lumière

Même si la chappe du quotidien endort l'ardeur
Cela devient très inflammable
Ce n'est plus un enthousiasme émotionnel qui s'enflamme
Un rien une goutte de lumière dans un murmure
Et le cœur s'embrase
Ça brûle tout d'amour même l'enfer

La logorrhée mécanique est balayée
La ferveur portée par les vagues de silence
Les brillances paraissent dans la nuée
Le voyant ne sait plus rien de ses pensées parties en fumées
Il n'est plus qu'habité par de grands flots de conscience force
qui le dépouillent de tous ses costume où il s'emmitouflait
Plus rien n'est à protéger

L'âme nubile cette étincelle torride se tient de plus en plus à l'orée
Le mur d'abrutissement finira par céder

Sa prière sans mot est entendue
Toutes les inutilités humaines se dissipent