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mardi 27 février 2024

Ta lumière avançant dans mes ténébreuses entrailles

 



Des gnomes hostiles

Jusqu'ici

Bien installés 

Dans les bas-fonds

De la vitalité

Par petits désirs et peurs

Interposés

Manoeuvrent

Leurs grisailles

Afin d'insidieusement

Plonger mon humeur

Dans l'air mauvais

Où tout sussure 

Sois inquiet

Sois inquiet 




Mais Ta lumière

Qui va désormais 

Jusqu'à s'immiscer

Dans des interstices

Où elle n'avait jamais brillé

Est venu éventer

Leurs petites actions

Étriquées

Qui s'abritent

A l'ombre

De ma conscience affairée

Pour la contaminer

Insensiblement 

Du teint gris

De l'être

Préoccupé


De Ta lumière

Est sorti

Comme un souffle

De transparence 

Chassant de là

Ces minuscules

Êtres

Mesquins 

Et ainsi 

Furent dissoutes

Jusqu'aux moindres 

Cendres

Leurs effluves

Rabat-joie 


Et Ta douce paix

Dans mes entrailles

Descendue

Cela est entendu

Pour cet instant 

Je ne suis plus

Que

Muettes parenthèses 

Sur Ta partition

Où Tu me joues

Chant Silencieux



samedi 14 novembre 2020

ASPIRATION


Dans la vieille usine des pensées
Les ouvriers ont débrayé
La mécanique des pensées 
ne produit plus d'esthétiques sommets 
Toutes les lumières de la beauté
y sont ternes et délavées


Sur les carreaux 
de l'usine mal lavés
plus de nouvelles machines
plus de rêves et de fumées
La fée électricité hoquette
dans les néons 
des arcs bourdonnants

Nos enfants grandiront
sans les hallucinations collectives
de l'appropriation
de l'ambition 
qui vous fait piétiner
votre flamme en l'autre
Ils grandiront
sans noyer leur sincérité 
dans la compromission
hypocrite
des noires duplicités

Octobre-novembre 2019 - novembre 2020



UN ACTE, UNE PAROLE JUSTE ET TU RÉPONDS A MA PRIÈRE

Photographie de William Smith





Ô dieux
Seuls vous connaissez
les impératifs
pour
la parole 
pensée et prononcée

Notre karma yoga du verbe
commençant 
à peine 
il y a tant de pensées 
inutiles 
en circulations
dans nos neurones 
encombrés
Il y a tant d'idées
vaines
dans les méandres 
de nos digestions
embrouillées

Quelle parole descendrait en écho
à Cela seul 
qui est et devient
sans même distinguer
l'immuable et le renouveau

Un petit mot flottant
par la tâche exigée
S'approche
Sera-t-il ce miroir de poche
accueillant le trait de lumière
la bouée espérée
dans nos enfers à illuminer


Une foreuse pleine de joie
descend d'en haut
dégage de partout
des résidus 
métalliques
qui protestent
en générant 
mille souffrances 
d'être délogés

Il fallait travailler

à l'œuvre requise
sans question
sans soupir
surtout quand 
il n'y a même 
plus aucun désir

Il fallait
mettre à brûler 
dans le feu du torse
toutes les scories
toutes les aspérités
les résistances
de ce vieil homme
languissant et funèbre


Détail après détail

il fallait corriger
geste après geste
toujours améliorer

Se tenir dans la patience du devenir

le cœur dévoué
à
son évolution joyeuse 
y offrir les voix qui protestent
et l'empêchent de grandir

Il y a 

déjà consumées
ces voix qui accusaient le ciel
de leur avoir arraché
leur pitance de plaisirs
Il y a 
déjà en feu sans fumée
celles 
qui dénaturaient le sacrifice
en violences autopunitives

Mais 
au fond de ma demeure
il y a 
aussi
cette soif inextinguible de Toi
que sans cesse
au moindre 
mouvement sincère
Tu étanches
avec prévenance
et douceurs

L'océan un jour d'automne à Fort Bloqué



Août 2019 - Mai 2020 - Novembre 2020

mardi 26 mai 2020

NOUVELLE RÉVOLUTION


Ce poème devrait se lire après celui qui s'appelle NOUVELLE FLORAISON


Et bien que les fleurs 
de la plus sophistiquée 
à la plus frêle 
qui ose pousser 
dans le secret 
des jungles urbaines
chantent bien le vrai 
de ce que j'aime


Il y a dans ces floraisons 
un air de révolution
un parfum d'effroi
un éclat de lumières
un peu violent
qui fait de ce que je suis
un être de plus en plus exigeant 
et délicat à fréquenter


J'ai des élans de bleu dans les veines
J'ai de l'or pur sur la tête et sous mes pieds
Je me suis tranché la tête
Je me suis éviscéré le cœur
comme on ouvre un coquillage
en lui arrachant sa perle
d'éternité

Je brûle les mots et les pensées 
du vieil homme 
que je suis encore
Ses désirs 
en autodafé 
pourlèchent les cieux
Ce passé d'envies
réduit à ses cendres
finit dans le sillon
des récoltes futures

Le tout a lieu tranquille et sans animosité

Une enfance sourit
et a toujours le pressenti
de sa prochaine espièglerie

Qui sont les amis
qui me suivront
jusqu'à l'escalade d'après 
pour cette joie d'enfance 
toute retrouvée ?

Il y a 
ami citoyen
des enfants princiers
qui ont toujours voulu l'Or de la vie
que le Roi et la Reine de ce qui est
leur ont donné
pour abolir les privilèges
de ces temps d'obscurités

Venez !
venez dans leur farandole !
Leurs fêtes 
 r-évolutionnaires a commencé
Leurs feux sont un peu partout allumés
Mains dans leurs mains
on sent bien que
le froid de l'hiver est terminé

vendredi 22 mars 2019

VOIE DES ŒUVRES - 2




Mon cœur de pierre se laisse dévorer par les amours célestes
Mille lumières convergent et détruisent mes petits enfers personnels
La joie écrase de sa douce sagesse mes noires folies

L'acteur vrai attend tranquillement de prendre place

j'ai voulu la coupe amère de mes dernières éruptions d'ego

Le compromis luciférien aboli
Un nouvel élan diabolique
logé dans les bas-fonds refait surface...

Heureusement
La Mère des univers veille
Minutieuse dans le détail 
comme dans les immensités infinies
Elle y met tout son soleil
Sa douceur fait merveille
Mon âme est tout enivrée 
Mes élans d’ego vont démissionner
leur révolte à peine née s'évanouit
Mon âme vibre de nouveau 
pleine de l'amour
que Mère prodigue à toute vie


VOIE DES ŒUVRES - 1



Mon repos est tout entier à mon Seigneur
Mon cœur est à lui et tous mes amours sont en lui

Je suis les brindilles au bout des branches d'arbre 
dressées vers ma lumière
Mon hiver ne glace pas mon cœur
Sa beauté resurgit comme espace de sa présence
Les lumières de la ville sèment leur oblique 
pour le révéler plus fringant que jamais

Je vois dans ce qu'il y a à faire 
les pleurs de mon ego
Les bas-fonds de ses réclamations
Il veut qu'on le laisse en paix
Il lutte pour que jamais on ne le sacrifie 

Mon Seigneur veut que mon âme le regarde 
calmement pleurer sur le bas côté
Mon Seigneur m'a donné un fil 
où le moindre de ses tremblements se débusque
le miséreux souffre
son amour du drame l'étouffe
Il retombe dans ses limbes
Il repoussera sans doute

Mon repos est tout entier à mon Seigneur
Mon cœur est tout en paix avec lui 
et rien d'autre ne lui commande d'agir