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mercredi 2 novembre 2011

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 7.


Comme si le fil de beauté menait à tracer précisément le futur chemin
alors qu'on y a pas même posé pied
Comme si ce fil de l'essence du sublime enfin perçu et aimé
faisait taire les dernières volontés de la petitesse qui voudrait s'ignorer

A l'arrière plan
L'étincelle assoiffée
Se laisse annuler
doucement et lentement
dans l'écho de sa brillance partout naissante

Le combat n'est pas gagné
Les forces mécaniques
restent les esthètes de l'oubli
La folie de l'impulsion égocentrique
maquille encore ses vulgarités
tout en jouant les dandys

Mais si dans le parfum des beautés l'éclaircie s'est produite
Coûte que coûte elle se maintient dans le feu intérieur
Où s'incendient les scories
Du nuage grisâtre de poussières
Qui tâchent d'étouffer
Sa belle pousse de lumière

Tout contre la folie du temps qui avale tout faute d'un rythme
Il y a la présence divine du maintenant qui s'étire
Il est l'espace du feu premier le feu sous le roc de matière
Nos pionniers l'ont élaboré aux deux bouts de ce qui est
Il est là dessous qui crépite sous nos pieds
et le promeneur le sent scintiller animant un centre oublié sous les pieds

Le roc fendille jusque dans les cellules humaines
Son pétillement encore discret dit une aventure toute fraîche à mener

APHORISME 2.


Si pour seule aspiration nous avons la joie de
Reconnaître le comment du pourquoi l'univers
Se tient le cou suspendu dans la gueule de la Mère,
Nous n'aurons plus à nous soucier de nous-même.

dimanche 16 octobre 2011

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 6.


Devant tant de beautés
qui scintillent de point en point
Jusqu'à renouveler l'intensité inévitable
D'une Joie déjà là

Devant la lumière d'automne dense dans la pièce
D'autant plus que la lumière où toute chose paraît
Semble présente à sa propre présence
en s'élevant au plus haut de son être

Devant l'acuité de lumière
qui simplement déplie la pensée obscure
où qu'elle soit
et lui ôte son privilège d'obscurcissement

Devant ce visage disant l'innocence première
où ce qui ne fait qu'être s'expose
Dévoué au silence
et dans le secret où s'ose une prière

Devant des mots d'Amita qui en parlent si bien
le frôlant à travers son voile transparent
l'Ananda d'or glorieux pressenti à un doigt

Dès lors
Devant tant de beautés
Inexorablement envoûtées
Les circonvolutions de la lunule de pensée
et même la douleur au côté s'effacent

Du fond du coeur contournant ces obstacles
La joie d'être là pour l'heure inespérée monte
et se reconnaît partout à la fois

Et même
Dans le retour de l'âme à sa discrétion
l'enveloppe rêche du moi pensant qui reste
sait
qu'un jour elle sera refondue
dans le tournoiement de cette onde

Elle s'accroche à un rayon de Joie sincère qui lui reste
Pour se guider vers la porte
qu'il s'agit de se faire ouvrir
pour qu'enfin le grand courant d'air lumineux l'emporte

samedi 15 octobre 2011

APHORISME 1.


        Qu'on protège le secret du cœur de l'enfant,
 il restera sa propre autorité sans être pris de caprice.

vendredi 7 octobre 2011

IMPROVISATION CLIMATIQUE - 5.


L'âme recueille dans l'infini les perles égarées
Et les enfile sur ses fils inusités 
Le collier célèbre l'Ouvert
Le travail est toujours à recommencer
Mais peu à peu ces perles entourent la perle rare
où brille toute lumière

Même si la chappe du quotidien endort l'ardeur
Cela devient très inflammable
Ce n'est plus un enthousiasme émotionnel qui s'enflamme
Un rien une goutte de lumière dans un murmure
Et le cœur s'embrase
Ça brûle tout d'amour même l'enfer

La logorrhée mécanique est balayée
La ferveur portée par les vagues de silence
Les brillances paraissent dans la nuée
Le voyant ne sait plus rien de ses pensées parties en fumées
Il n'est plus qu'habité par de grands flots de conscience force
qui le dépouillent de tous ses costumes où il s'emmitouflait
Plus rien n'est à protéger

L'âme nubile cette étincelle torride se tient de plus en plus à l'orée
Le mur d'abrutissement finira par céder

Sa prière sans mot est entendue
Toutes les inutilités humaines se dissipent

mardi 13 septembre 2011

IMPROVISATION CLIMATIQUE -4

Lorsque l'enfant rencontrera sa Mère               Ce sera un grand jour de jubilation. Anita Guha Roy


Je balaierai les mensonges de devant mon âme
L'espace sera pur
J'embrasserai l'œuvre de Mère de mes deux bras
Et quant à ceux qui me disent qu'il ne faut pas toucher à la nature qui est très bien comme ça
Qu'ils accrochent volontiers leur préférence à leur indifférence NUAGEUSE
Mais qu'ils n'osent plus appeler cela de l'amour

L'amour vrai est CREATEUR
Douceur des douceurs
Devant sa générosité impitoyable rien n'est plus le refuge de l'horreur
Et moi même dans sa teneur révélé pusillanime je le veux comme ça

Je le boirai jusqu'à ce qu'il ne reste plus de moi que mon âme
Rien ne restera en place du vieil homme
Qui regarde derrière
De sa religion qui le satisfait
Et recommande d'admirer le cadavre pourrir

Mon âme sortira du Temple de l'amour où elle restait cloîtrée
Depuis l'aube de cette création
Mon âme est vierge et ne connaît que la lumière
de son Seigneur
Mais elle saura se dire dans les mots et la vitalité
Elle est l'aspiration éternelle de non mort
Qui veille humblement sous les habits du temps

Mon âme sortira du Temple de l'amour
Elle portera en son feu toutes les prières étouffées
de ses soeurs qui  se rassemblent là une
La Mère de l'univers réentendra la prière des prières
sur la place où elle ne l'a que si rarement entendue

Mon âme sortira du Temple de l'amour
Soutenue pas à pas 
Mère tenant déjà sa promesse
De faire notre amour CREATEUR enfin sans mort

Et ceux qui disent qu'il faut bien mourir puisque ce qui naît meurt
Se verront décontenancés par ceux parmi nous qui sincèrement espèrent
Pour beaucoup d'eux aussi leur âme bien profondément enfouie se déterrera 
Et fera entendre son propre chant singulier sans mort
Il y en aura quelques uns pétrifiés qui entonneront encore les discours élogieux du vide
Où la pulsion fait ce qu'elle veut
Zombies du vide occulte désertés par leur âme, ils reflueront doucement dans leurs périphéries animales
Et là leur âme loin de l'apocalypse humanoïde en cours reprendra pied

Ce corps tombera surement
Mais je sais mon âme enfant de la divinité
chantant son Seigneur à travers l'éternité
Je sais son chant
S'insinuant dans le temps

Notre amour fera fondre la barbarie
Nous reviendrons vague par vague éroder la résistance à ce qui vient inexorablement
L'horreur aura beaucoup régné
L'expérience est faite
Un autre âge commence
La voie ensoleillée
Les masques innombrables y compris celui en transparence du saint et du sage
ont voulu sournoisement acquiescer à tant d'inconscience
Ils tombent
Nous nous inclinons devant la conscience suprême qui est tout
Et nous ne lui édictons plus aucune impossibilité

jeudi 8 septembre 2011

IMPROVISATION CLIMATIQUE -3.


Ma maison est vieille

Recueillir la rosée lumineuse des cieux
tendre le filet silencieux au-dessus
de ce que peut  l'oeil de l'esprit

A la marge lointaine du silence
sur la danse des mots qui viendraient dans le rythme se déposer sur la ligne
Le souffle a tiré le fil imprévisible
Il déferle comme un pilon qui pressure l'ombre

Le centre de soi encore engoncé dans sa gangue
se sent à l'étroit  tout derrière
Dans son naturel d'aspiration
Il gonfle de joie des vagues légères de lumière
Et rend  l'effort inutile

Comme tant d'autres nous avions fouillé les poubelles du passé avec nos lampes de poche
Toutes ces petites ordures nous les avions bien contemplées
Et leur odeur s'est accrochée à ce que nous croyions être
La lumière purificatrice nous prenne en pitié !!!
Mets la difficulté devant l'oeil divin m'as-tu répété
Ne t'appesantis pas sur elle t'efforçant seul de lutter

La Mère de cet empyrée va doucement tout métamorphoser

Des êtres primaires me poursuivent
Les invasions fossiles de la vieille espèce
S'attaquent à ma demeure
J'en saigne un grisonnant patibulaire
Les autres me craignent
sur un monticule de bois
j'en repousse un à grand peine
balaise mais maladroit
D'autres s'avancent mais gourds
ne me voient pas léger
me faufiler entre les planches verdies
Me voici sur le toit
précaire mais hors de portée
Ils m'ont perdu de vue
Un trou donne par en bas
J'ai des lames coupantes
Je pourrai les jeter sur eux mais une brume les masque
Inutile de les manquer

J'ai prié sans rien en savoir la Mère de m'appliquer
son thermocautère
sur mes cellules enténébrées
L'étau se resserre sur mon mensonge
Le non qui ne veut pas se dire devient
une douleur palpable dans le crâne
Il y a le non mais mon coeur quelque part adhère
j'attendrai et me laisserai faire dit-il
Son oui fendant la folie du non la douleur s'est écoulée furtivement lumière
Je l’appellerai encore
J'attendrai qu'elle finisse par s'écouler toute entière
dans toute la substance aveugle du corps

Puisse la cascade des cieux perforer la misère du monde
De qui toute entière je me suis composé