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vendredi 28 novembre 2014

LA MARCHE ETERNELLE.

La marche éternelle



Assis devant l’écran géant, je contemple le flot vivant de figures et d’êtres incarnés qui marchent vers le néant, chacun avec son panier plein d’espoirs, de souvenirs joyeux,
éphémères, de larmes, rires, amitiés, déchirements et d’étreintes de courtes durées.
La scène traverse lentement l’écran géant.
 
Au fur et à mesure que ceux qui mènent la parade disparaissent dans l’oubli pour toujours, de nouveaux figurants jusqu’alors inaperçus apparaissent.
Ils viennent, les visages rayonnants, les corps pleins d’énergie, les vêtements colorés.
Chacun porte un sac bourré d’espoir, de projets, d’aventures, de découvertes à accomplir, de montagnes à escalader, d’océans à traverser, de mystères à percer, de murs à franchir.
Ils s’avancent mus par un élan céleste, tantôt joyeux, tantôt déçus, ils avancent toujours.
 
La foule cette fois ci est moins courbée, plus droite, plus vive.
Elle avance vers le bord de l’écran géant et peu à peu est absorbée par le Néant.
Une courte pause avant de renaître.
La scène se répète indéfiniment. Mais toujours, toujours la foule devient plus lumineuse, rajeunie. Les échecs moins nombreux, l’ombre éparse, la lumière plus douce, accueillante, nourrissante.
Ainsi marche toujours Dieu vivant dans les corps incalculables vers un destin de plus en plus ravissant.
Tous les regrets, les échecs et les désespoirs, les cœurs brisés, les chutes et le passage meurtrier, s’oublient, s’effacent dans un vaste éblouissement qui remplit l’écran géant où on ne voit que des yeux étincelants et des sourires extatiques, des formes ondulantes d’une beauté inconcevable, presque intolérable, d’un ravissement insoutenable.
 
Le Divin, le Mystère s’avance toujours.
La beauté d’aujourd’hui est déjà fanée, appartient au passé, à l’oubli.
Le Divin, le Seigneur s’avance toujours, dépasse à chaque instant nos rêves les plus audacieux, les plus fantastiques.
 
Les voyageurs sur la route éternelle sans fin de Dieu deviennent de plus en plus conscients de la Présence Divine dans leur âme, de plus en plus intimes et unis, libres de l’ego. Ils oublient peu à peu leur existence séparée, marchent, chantent et dansent comme un seul Être immense, unique, aux mille bras, jambes, corps, têtes et torses.
 
Un océan sans borne de félicité lumineuse.
Plus de brèche entre Toi et moi.
Tout est Divin… Tout est Toi… Il n’y a que Toi, Seigneur.
Tous se fondent dans une vaste symphonie d’amour sans corps, un hymne de gratitude sur le sein accueillant de la Mère Infinie.
 
O Seigneur, donne nous la force, la volonté de Te suivre un peu dans Ta marche accélérée, ininterrompue à la découverte de l’Inconnu.
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Niranjan Guha Roy

ECLOSIONS DE L'ÊTRE PSYCHIQUE.



 Qu'est-ce qui se tient dans mon cœur ? Étrange douceur qui n'aspire pas au repos, besoin d'être insatiable et tranquille. Moi plus que moi mais paradoxal moi, un feu d'espace ajouré dans les formes et l'espace univers qu'il est. Est-ce un moi humain, une individualité ? La personne est encore un manteau d'espèce humaine et ce secret qui brûle sans brûler aspire à un vêtement plus parfait. Un petit feu brillait dans la vacuité qui avait pris ce masque pour voyager. Âme, Amour de la beauté quelle nouvelle pièce vas-tu jouer ? La Mère des mondes veut t'enchanter et la paix ultime et profonde en toi s'est incarnée. Joie. Joie. Amour Suprême et unité. 

Je ne vois rien d'autre où le petit soi et le grand et seul vrai Soi ne font qu'un. Tout le reste est mon orgueil, mon insincérité, pulsions bestiales incontrôlées. Sortie de route de la lumière de Vérité.


L'accord est parfait. Voir est un pays sans chemin, nulle part où aller ; La beauté est la multitude de chemins ensoleillés sans fin qui s'y créent.

lundi 10 novembre 2014


Repose ta tête barrique de pensées prête à craquer

Là n'est que baroques vibrionnements
Outranciers délires démesurés

Redevient l'immensité
Où tout luit de calme et de paix

Nul égarement ne saurait plus t'y troubler

Même si
Les clowns politiques n'ont pas été débriefés

Même si
Les réponses religieuses sont datées

Leurs délais sont dépassés

Pourquoi ne pas se donner à transformer

Même si
Le vieil homme veut encore être balbutié

Prends pitié force Mère
Libère-nous de cette part scélérate
Encore éprise de sa pitance surannée

JOIES SURABONDANTES


Pas à pas
Les étincellements des réverbères sur les eaux pointent et dansent ma vraie nature
Joie tranquille de plénitude
Grâce d'un retour impromptu à l'ouverture intérieure quand l'oubli domine
Joie de gratitude


Pans de joie ondulante descendant d'au-dessus de la tête
Trépidations dorsales en écho d'un serpent de divine dilection
La coupe du cœur évidée s'emplit de lumière sur lumière
Joie d'amour englobante
Après le mot Esprit qui prit sens c'est le mot âme
Joie d'un feu brûlant au plus intérieur


Dans l'horizon des flux indétectables
des rames d'humains dans les baroufs suburbains
la force de joies avance se faufilant
dans les soubassements du corps
déposant son autre manière
Joie débordante de Cela devenant soi-même
au profond de la matière