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mardi 2 juillet 2013

REGARD FLOTTANT SOUS LES ETOILES DU CIEL SPIRITUEL.

On m'a dit ne saute pas d'une étoile à l'autre
pour trouver la lumière
Concentre toi d'abord sur une étoile
Laisse-la te guider

On m'a dit ne mélange pas toutes les lumières
Tu n'en distingueras aucune
sinon celle dont tu te faits l'illusion

On m'a dit prends tel ou tel maître vivant

Mais depuis longtemps mon maître
par-delà le mur qui sépare le vivant et le mort
me préparait à voir toutes ces petites étoiles
chacune à leur place dans son grand ciel intégral

Chacune de ces petites fentes laissaient scintiller maintenant
en moi sa seule et unique grande lumière
Et s'il me faut encore regarder ces petites étoiles
avec leurs embouts racornis d'animalité
pour en revenir à sa grande lumière
c'est pour en finir moi aussi avec mon dernier tour en humanité

Et entrevoyant  de plus en plus l'accomplissement de ce voyage
Mon maître m'attire
et me tente avec la posologie de son don de foudre
dans mon corps animal
pour y planter le devenir d'une espèce divine

POETES QUI VIVAIENT A TRAVERS LE POETE EN DEVENIR.


Poète de l'Être
Posant ta pesanteur sans hâte
Sur le chemin de campagne
Ton verbe s'assagit
Au fil des vicinales saisons
Fidèles à l'ajour de l'instant
La branche printanière
Et la bûche dans l'âtre
Louent la radiante simplicité

Tout irait se répétant
Indifférent à l'histoire
Mais
Poète moderne
Tu as pris des destinations urbaines
Tu séjournes
Dans l'effroi sublime
Du grouillement humain
Pris toi-même
Dans le tournis du va-et-vient
Kaléidoscopique de visages
Sonné par le ding-dong en sourdine
De rencontres improbables
Tu t'encloisonnerais
Dans des costumes quelconques
Si tu ne prenais goût
A la furie des jeunes barbares
Pour te sentir neuf et ignare

Moderne à cours d'argument
Tu n'es qu’œil transparent

Tes ancêtres et les leurs sont les mêmes
Ils retournent un coin de terre quelque part
Et ce paysage salutaire
Dans un repli de l'esprit
Extirpe encore ton âme
Pour qu'elle respire
Dans ce tournis d'agitation citadine

A l'horizon te voici où tout commence à peine
Âme de poète en devenir
Tu prends l'itinéraire encore à faire
Le pas gagné sur l'inconnu reste à tenir

Loin devant il y a déjà quelques pionniers
Et les poètes assassinés
par leur excès d'authenticité
Leurs saisons en enfers
Et leurs illuminations
Se sont succédé à grand train
Car pour ces pionniers
Les ballotements subconscients surconscients
Ont été conquis jusqu'à l'épuisement
D'un corps inadapté
Pour nous laisser la voie dégagée

Largement dépassées
Les portes de la perception
de la vieille matière
Et ses combinaisons
La quête des pionniers
Amène là où
La nuit remue dans la lumière
Plus ample et plus large

Tout à l'autre bout
De la vie et de la mort
Ils y ont  dégagé
Ce qui s’y interpénètre

Nous autres suiveurs deviendrons bientôt
Des chats de Schrödinger macroscopiques
Nos justesses et nos déraillements
De plus en plus organiquement
Incarnés dans l'instant

Le conte de Fée est à un cheveu de la tragédie
Et nos pionniers nous apprennent à chevaucher
Cette nuance sans y succomber